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                                       La Voie de la Liberté

La Voie de la Liberté

Organe Central du Parti Communiste Prolétarien de Côte d'Ivoire

LA LUTTE DES CLASSES EN CÔTE D’IVOIRE ET DANS LE MONDE POUR LE SOCIALISME ET COMMUNISME EN CÔTE D’IVOIRE (2ème partie)

LA DÉMOCRATIE BOURGEOISE OU DICTATURE DE LA BOURGEOISIE

Notre patrie, la Côte d’Ivoire est occupée par la France, l’UE, l’ONU pour une question d’élections présidentielles, du non respect des résultats par la partie adverse, c’est-à-dire le Président Laurent Gbagbo déporté à la Haye. Question ? Est-ce normale qu’ au 21ème siècle, dans un pays souverain, notre patrie, la Côte d’ivoire, avec ses Institutions et sa Constitution, pour des questions internes, la France décide avec l’aval de l’ONU, de l’envahir, jusqu’à proclamer dans un hôtel, sous la direction du représentant direct de l’ONU, au nom de la démocratie; de leur démocratie du feu et du sang, les résultats des dites élections pour installer à la direction de ce pays, un gouverneur à sa solde, comme aux temps des colonies pour un pays dit des droits de l’homme ? Alors, qu’est-ce que la démocratie ?

Le mot démocratie est d’origine grecque.

DEMOS signifie peuple

KRATOS signifie pouvoir

La démocratie est le pouvoir du peuple. La démocratie est le contraire de l’aristocratie: du pouvoir des nobles, d’un petit nombre de personnes, particulièrement d’une classe héréditaire.

La démocratie est aussi le contraire de la ploutocratie: le pouvoir des riches pour les riches.

Le mot démocratie étant d’origine grecque, la forme démocratique d’administration de l’Etat naquit dans l’ancienne Grèce. La République d’Athènes fut une démocratie. C’est le peuple qui y exerçait le pouvoir. Il avait coutume de se réunir sur une place publique et ses représentants prenaient des décisions sur l’administration de l’Etat par voie de consultation et de votes.

Mais, si nous décodons, creusons un peu pour en savoir plus sur cette démocratie, sur la base de la lutte des classes, nous constatons, la majorité de la population n’était pas considérée comme démos: comme peuple pour prendre des décisions sur la question d’administration. Les esclaves fort nombreux, à Athènes, n’étaient pas considérés comme Démos et ne faisaient pas partie du peuple. Ils ne jouissaient ni de droits civils, ni de droits civiques, alors qu’ils étaient les artisans de la richesse: les créateurs de la richesse de la démocratie athénienne. Ce qui signifie que la première démocratie était une démocratie esclavagiste. Le pouvoir appartenait non aux esclaves: non au peuple, mais à une partie du peuple. La démocratie n’est pas de même nature au cours de l’histoire de l’humanité. Ses formes se modifient. Il y va de même pour la notion du peuple. A une époque déterminée, le mot peuple évolue, signifie une chose, il change de sens.

La notion de pouvoir lui aussi, subit des modifications.

On dit de la démocratie qu’elle est le pouvoir de la majorité du peuple et cela est exact, lorsqu’il s’agit des peuples où il y a une majorité et une minorité. Cette division existe partout où il y a des capitalistes, comme dans notre pays où les paysans, les ouvriers, les laissés pour compte, les soldats du rang sont les plus nombreux. Le pouvoir devait leur appartenir, mais ce n’est pas le cas. Il appartient à la minorité grande bourgeoisie du RHDP: la France Houphouëtiste.Il y va de même dans tous le pays capitalistes du monde.

La possession des moyens de production est la base de toute autorité: qui détient les richesses dans un pays, c’est celui-là qui détient le pouvoir c’est-à-dire l’autorité, la force, l’État. Aussi, dans la démocratie actuelle, le fait même de réunir une majorité électorale ne donne pas de pouvoir réel aux partisans des ouvriers, du peuple, des masses travailleuses et populaires qui accèdent à la présidence d’un pays par voie électorale.

Nous voyons ce phénomène en Grèce. Bien que le peuple ait voté à une écrasante majorité, ce vote est ignoré par les puissances capitalistes minoritaires de l’UE (l’UNION EUROPPENNE).

Le vrai pouvoir demeure entre les mains de la minorité capitaliste, quelque soit la majorité obtenue par les représentants du peuple, pour accéder à la direction de l’Etat bourgeois capitaliste pour diriger en fait, pour une période donnée, les affaires, les richessesde la bourgeoisie sur le dos du peuple et rien d’autre. C’est ce qui est arrivé au président Laurent Gbagbo et à son parti FPI dans notre patrie, la Côte d’Ivoire.

Question : peut-on considérer comme une vraie démocratie un Etat où le pouvoir est entre les mains d’une minorité ? La réponse est non. Un tel État ne constitue qu’une démocratie partielle, boiteuse qui fonctionne sur un seul pied. Une sorte de démocratie formelle, limitée et imparfaite, fort éloignée d’une démocratie au sens strict du terme.

Dans la société capitaliste actuelle, nous avons la démocratie bourgeoise: la dictature de la bourgeoisie sur la majorité du peuple d’un pays.

La bourgeoisie n’aime pas du tout qu’on dise cela, mais de dire la démocratie tout court. Et, c’est cette fausse pensée qu’elle véhicule dans le monde entier et que tout le monde prononce partout : la démocratie, la démocratie, sans dire pour qui ? Pour qu’elle classe selon l’expression de Lénine ! La démocratie pour la majorité du peuple ou la démocratie de la minorité bourgeoisequi opprime et exploite la majorité du peuple. La démocratie de l’occupant étranger de notre patrie, la Côte D’Ivoire: la FRANCE, l’ONU, l’UE, les USA; la démocratie du canon et du sang, des tueries gratuites et de sauvagerie sans borne de leursalliés collabos minoritaires du RHDP d’Alassane Ouattara et de Konan Bédié, de Soro Guillaume et consorts ? Telle est la question.

L’histoire ne connait pas de démocratie éternelle et immuable. La démocratie évolue comme toutes les autres formes de la société.

PRENONS LES PARTIS POLITIQUES

La question qui se pose ici, est de savoir, si on peut envisager une démocratie dans un pays, sans deux, trois, ou plusieurs partis. La réponse est oui. Un pays peut connaître la démocratie : une démocratie réelle avec des libertés réelles, illimitées avec un seul Parti. Nous sommes habitués dans le monde bourgeois capitaliste à la lutte des partis que certains pensent qu’il ne peut exister une démocratie réelle dans un pays avec un seul parti. Les bourgeois voient dans les partis un fait qui a toujours existé dans les pays démocratiques et devra toujours exister. Pour eux, les partis sont la base indispensable de toute démocratie. La bourgeoisie fait semblant d’ignorer que les partis constituent un phénomène historique de même nature que la démocratie. Les partis comme la démocratie ont changé de forme et de contenu au cours de l’histoire et cela continue. Les partis de notre époque sont plus récents que les Parlements et la démocratie.

Au cours de l’évolution historique, la lutte opposait non pas des partis politiques, mais des groupes religieux. Les motifs réels de ces luttes avaient leur source dans les rivalités économiques et politiques comme aujourd’hui, et, les clans en opposition, se divisaient non pas d’après les aspects politiques, mais religieux.

En Angleterre par exemple, les Catholiques furent pendant de longues années avec les presbytériens (secte protestante issue du calvinisme associée à la direction de l’Eglise).

En France, la première assemblée élue au XVIIIe siècle et qui fut à la base de la démocratie moderne bourgeoise constituait la représentation des Etats et non des partis.

Si on considère la pluralité des Partis politiques comme le critère de la démocratie, il eût fallu que leur existence fût mentionnée par l’existence des parlements et des Etats au moment de leur naissance.

L’Angleterre connut dans l’histoire une longue période où il n’y avait que deux partis appelés d’abord Tories et Whigs. Ils changèrent par la suite de nom, pour s’appeler conservateurs et libéraux. Puis, apparut un troisième parti: les travaillistes. Avec le temps, le Parti libéral fut complètement anéanti et l’Angleterre revient au système des deux partis. Est-ce qu’on peut dire qu’il s’est produit une diminution de la démocratie ? La réponse est non.

Le problème de la démocratie ne se pose pas sous l’angle d’une comptabilité, ou d’une arithmétique. Seule l’analyse historique peut nous permettre d’apprécier et de résoudre le problème du nombre des partis politiques: d’un parti ou de plusieurs partis dans un pays.

On n’invente pas des partis politiques. C’est la vie de chaque pays qui crée à sa manière, en liaison avec son évolution historique et avec ses conditions intérieures économiques et politiques, un parti ou plusieurs partis.

Prenons le cas de notre patrie, la Côte d’Ivoire. Après la colonisation, plusieurs partis ont vu le jour:

- Le P.D.C.I Parti démocratique de Côte d’Ivoire de Félix Houphouët Boigny représentant de la grande bourgeoisie agraire : terrien issue du S.A.A syndicat agricole africain.

- Le P.P.C.I Parti Progressiste de Côte d’Ivoire

- La S.F.I.O La Section Française de l’Internationale Socialiste de Dignan Bailly.

- E.I.C.I L’Entente des Indépendants de Côte d’Ivoire.

- Le B.D.E Le Bloc Démocratique Eburnéen d’Etienne Djaument

Tous ces partis sont issus de la bourgeoisie. Ils sont tous anticommunistes et attachés à la France. Avec l’évolution historique, le PDCI devient PDCI-RDA en avalant les autres partis pour former un seul parti de la bourgeoisie dans notre patrie.

Puis dans les années 80, le FPI avec son responsable Laurent Gbagbo et d’autres Organisations de la vie politique, sous la poussée des luttes de notre peuple, réinstaure le multipartisme.

Le PDCI s’éclate et donne le RDR. Un Parti de la grande bourgeoisie franchement réactionnaire et fascisant. Plus à droite que le DPCI. Le RDR, représente le capital financier et l’oligarchie financière dans notre pays.

Nous voyons se dérouler sous nos yeux et cela ne fait que commencé, la lutte à mort, entre les fractions de cette grande bourgeoisie réactionnaire éclatée en PDCI et en RDR, à couteaux tirés derrière une unité de façade au sein du RHDP, conserver le pouvoir à tout prix, après la mort de leur chef historique Houphouët Boigny.

Plusieurs partis politiques existent aujourd’hui dans notre patrie: les partis de la grande bourgeoisie (PDIC-RDA, RDR, DPCI, MFA); les partis de la moyenne bourgeoisie et petite bourgeoisie tel le FPI; le parti du prolétariat le PCPCI: PARTI COMMUNISTE PROLETARIEN DE CÔTE D’IVOIRE et autres. Pouvons-nous dire qu’il y a une réelle démocratie. Une démocratie véritable avec tous ces partis, alors que le vieux parti unique: le PDCI-RDA, parti de la grande bourgeoisie n’est plus seul dans le paysage politique de notre pays? La réponse est non.

Revenons à l’exemple de l’Angleterre. Pendant très longtemps la lutte politique fut circonscrite entre les TORIES et les WHIGS.

Les historiens, posèrent comme un fait indiscutable que l’apparition de ces deux partis était la CONSEQUENCE DE LA LUTTE ENTRE DEUX CLASSES de la société britannique, à savoir entre les WAGNATS CAPITALISTES-INDUSTRIELS et les TORIES TERRIENS.

Les Tories étaient les défenseurs du vieux régime féodal, alors que les Whigs luttaient pour les prérogatives, c’st-à-dire, les privilèges, les avantages, les droits de la bourgeoisie.

La classe ouvrière n’avait pas de parti politique qui lui fût propre. Elle donnait ses voix tantôt aux Tories, tantôt aux Whigs.

Ce système reflétait inexactement les rapports des classes sociales du pays, et il se maintient tant que la lutte fut circonscrite, entre la bourgeoisie industrielle et financière, d’une part, et la noblesse terrienne de l’autre. Telle fut la base sociale du système bipartie. Puis, avec l’évolution historique, la base sociale subit un changement. Les classes qui se disputaient le pouvoir en Angleterre se rapprochèrent. On a vu de nombreux magnats terriens se trouver à la tête des entreprises industrielles et les rois de l’industrie acquirent les terres et les titres de noblesses, se confondirent: elles se trouvèrent unies par leurs hostilités, à l’adversaire commun: à la classe ouvrière qu’elles voyaient apparaître comme une force indépendante créant son propre parti, le parti TRAVAILLISTE.

Puis avec l’évolution historique, les Tories et les Whigs disparurent, cédant la place aux conservateurs et aux libéraux. A côté d’eux, le parti travailliste. D’abord faible, puis de plus en plus fort. Ainsi se formant le système de trois partis. Il reflétait les rapports de classes dans l’Angleterre en ce moment là. Mais ce rapport continuait à changer entraînait la transformation du système des partis. L’intérêt des classes bourgeoises de ce pays, ce concentrait dans la lutte avec la classe ouvrière, l’existence des deux partis bourgeois perdait sa raison d’être et on vit les libéraux disparaître de la scène. Puis les forces politiques se groupaient aux extrémités : le pouvoir est disputé entre conservateurs et travaillistes.

Entre ces deux extrêmes le parti intermédiaire des libéraux est réduit en poussière. Une fraction (une partie) des libéraux est absorbée par les travaillistes. Une autre partie se joint aux conservateurs, situation toujours en cours dans ce pays, mais un troisième parti d’extrême droite commence à émerger. Comme on le constate, c’est par la lutte de classes des différentes classes et couches sociales pour l’obtention des moyens de production :des richesses dans un pays et le pouvoir politique qui sont à la base de la naissance, de l’évolution et la disparition des partis au court de l’évolution historique et non du bon vouloir de la bourgeoise et de l’impérialisme ; de l’occupant français de notre patrie, la Côte d’Ivoire.

Là où existent l’exploitation et l’oppression, là où il existe l’antagonisme des classes en lutte, il y a l’opposition des partis, la lutte entre les partis, et le nombre des partis se déterminé par le caractère de la lutte.

Prenons les Etats Unis.

Le système dit de deux partis qui fonctionnent aux Etats-Unis, est le résultat de l’évolution historique de la démocratie américaine et cette évolution s’étend sur plusieurs époques.

Chacune d’elles a influé sur le fond, jusque sur le caractère et le nom des partis.

Les luttes politiques qui marquèrent les Etats-Unis diffèrent de celles qu’on a observées Angleterre. Les fédéralistes, partisans de la centralisation du pouvoir administratif, et dont la position s’inspirait d’idées plus libérales, étaient aux prises avec les républicains qui militaient pour l’indépendance de chaque Etat. Il y allait de l’existence des Etats-Unis. La portée même du problème rendait la lutte particulièrement acharnée. Par la suite, vint s’y greffer le conflit au sujet de l’esclavage des noirs et la lutte déborda le problème de la démocratie.

L’Amérique se divisa en deux camps politiques : les abolitionnistes et les partisans de l’esclavage.

La ligne de séparation des classes était marquée avec une netteté toute particulière.

Le camp des abolitionnistes comprenait principalement la bourgeoisie industrielle, les fermiers et les ouvriers des Etats du Nord.

Le camp adverse groupait les planteurs des Etats du Sud.

C’était aussi pour l’économie américaine la question de la ligne à suivre : ou bien se développer en un grand Etat industriel avec une puissante bourgeoisie et une forte classe ouvrière, ou bien devenir un grand Etat agraire caractérisé par de riches planteurs, explorateurs de coton.

La guerre civile farouche et acharnée trancha le différent dans le sens du progrès et de la démocratie. Les planteurs durent s’incliner.

Ce sont ces deux partis que nous connaissions encore aujourd’hui sous les noms de démocrates et de républicainsactuellement en campagne.

En fait, si nous décodons, creusons un peu les dessous, nous voyons que la lutte entre ces deux partis n’est rien d’autre que la lutte entre deux grands trusts capitalistes: la combinaison financière de plusieurs entreprises puissantes sous une direction unique.

Si nous poussons notre analyse et notre recherche, nous constatons que le système des deux partis aux Etats-Unis a cessé depuis longtemps de refléter la vraie vie politique, c’est-à-dire la lutte des classes, et donne un reflet inexact de la vie politique aux Etats-Unis.

En fait, il n’y a pas aux Etats-Unis, deux partis bourgeois. Il n’en existe en réalité qu’un seul. C’est le parti de la grande bourgeoisie financière et industrielle du capital financier aux ailes démocratiques et républicaines.

Toute la mécanique de la vie administrative des Etats-Unis a pour but d’empêcher la classe ouvrière et les fermiers qui constituent la majorité écrasante du peuple américain, d’avoir leur parti et leur représentation politique au Congrès.

Telle est la démocratie américaine. Elle est fort éloignée de la perfection.

Le DEMOS américain est tenu à l’écart de l’administration de l’Etat par un mécanisme fort astucieux qui est à la base du système des partis aux Etats-Unis.

C’est en fait un système de parti unique de la grande bourgeoisie oligarchique américaine à deux ailes sous le couvert de Démocrates et de Républicains et de rien d’autre.

Comme nous le constatons, lorsque chaque classe agit d’une manière indépendante, on voit apparaître plusieurs partis de la même classe: propriétaires fonciers, industriels, fermiers, ouvriers etc. Chaque classe a tendance à créer son parti sous une dénomination différente ; comme à se regrouper, à fusionner à former des coalitions. C’est ce qui c’est passé dans notre pays par la réinstauration du multipartisme par l’éclatement du parti de la grande bourgeoisie, le PDCI.

C’est ce qui se passe actuellement en sens inverse par le regroupement de la même grande bourgeoisie au sein du RHDP, par l’appel de Daoukro de Bédié : le soutien à Alassane Dramane Ouattara et la création du parti PDCI-RDR dont ne veulent pas entendre parler l’autre fraction plus progressiste incarnée par KKB, Essy Amara et Bany.

Voici ce que dit Bédié par l’appel de Daoukro: nous étions le seul grand parti de la grande bourgeoisie sans partage en Côte d’Ivoire et au service de la France. Tout nous appartenait. Nous faisions la pluie et le beau temps avec la France. Voilà que, à un moment donné de notre règne, nous ne pouvions plus diriger. Nous n’avions plus les moyens, car le peuple ne supportait plus le fardeau que nous étions pour lui et il s’est révolté. De plus, notre chef spirituel Houphouët, a rendu l’âme et nous nous sommes divisés. Le paysage politique a changé avec la naissance de plusieurs partis politiques. Mais le temps est venu pour nous, de nousregrouper à nouveau en un fort grand parti de la grande bourgeoisie comme autrefois, si nous voulons perpétuer notre règne au pouvoir. Nous avons les mêmes intérêts. Nousexploitons et opprimons le peuple qui n’est plus prêt à ce laisser exploiter et opprimer. Nous avons intérêt à redevenir une grande force de la grande bourgeoisie au service de la France si nous voulons exister. C’est une question de vie ou de mort !

Comme nous le constatons, le problème de la démocratie dans un pays doit s’apprécier sur la base de la lutte des classes et des rapports des classes, se poser la question suivante : la démocratie pour qu’elle classe comme nous l’enseigne notre grand éducateur Lénine: des exploiteurs et des oppresseurs ou la démocratie véritable pour le peuple par le peuple, sans exploiteurs et oppresseurs.

Dans les pays capitalistes y compris en la Côte d’Ivoire, existent des classes antagonistes en lutte, dirigées par leurs partis. Les partis de la bourgeoisie ne représentent pas les intérêts des ouvriers, des paysans, des laissés pour compte, des soldats du rang, mais ceux de la grande et de la moyenne bourgeoisie. Ces partis politiques s’affrontent dans leur action politique. Mènent une lutte , mais jamais ils ne remettent en cause la société capitaliste, la base de toutes nos souffrances et malheurs. les Députés élus aux parlements bourgeois sont dans leur grande majorité des riches.

Pendant les différentes campagnes électorales, ces partis de la grande et moyenne bourgeoisie s’exprimer formellement. Ils exercent une puissante influence sur les ouvriers, les paysans, les soldats du rang, les laissés pour compte. Au parlement, ces députés se comportent comme s’ils donnentau pays et au peuple la liberté et la démocratie. Qu’ils sont les représentants réels du peuple et exercent la démocratie pour le peuple par le peuple. Mais c’est une illusion. Car en dernier ressort, domine le capital. Les partis politiques au pouvoir ou à l’opposition, créent des syndicats qu’ils dirigent, élèvent des protestations ou des revendications soutenues. Ces revendications ne tendent pas au renversement de l’ordre bourgeois, mais visent à des réformes économiques et politiques ne gênant guère la bourgeoisie, seulement pour adoucir les méfaits de la terrible exploitation et oppression de la bourgeoisie sur le peuple.

La bourgeoisie de par le monde, cherche à démontrer que dans son système social existe la vraie démocratie. Les partis politiques ont leur presse où ils expriment leurs vues sans crainte, sans menace.

Problème: lorsque les revendications des masses dépassent les orientations données par ces partis politiques pour obtenir les libertés et les droits qui leur reviennent, interviennent les forces de l’ordre capitalistes. Elles tirentsur elles. Les jette en prison comme en ces tristes moments de l’occupation de notre peuple. Dans la démocratie bourgeoise, comme nous le constatons chaque jour, on peut critiquer tel ou tel dans la presse, dans les réunions, au parlement. On peut disserter tant qu’on veut. Ecrire des livres, manifester, mais on n’a pas le droit de vouloir changer quoi que ce soit au système capitaliste.

Pourquoi ? Par ce que, le pouvoir économique et politique est aux mains de la minorité bourgeoise capitaliste, prête à jeter ses appareils de répression contre quiconque s’en prend à elle par les actes. Peut-on qualifier de démocratie la forme du pouvoir, fondé sur le principe de la soumission de la majorité du peuple à la minorité bourgeoise ? La réponse est non. C’est une démocratie poudre aux yeux qui n’est d’aucun profit pour le peuple. Cette démocratie n’assure au peuple aucune liberté véritable.

La bourgeoisie impose par le feu et le sang aux peuples d’autres pays, le trucage, le bourrage des urnes, jusqu’à aller proclamer le résultat d’une élection, dans un hôtel comme en Côte d’Ivoire, au mépris des lois de ce pays, pour imposer ses hommes de mains, tel Alassane Ouattara du RHDP.

Ce n’est pas tout. Pour retarder sa chute, la bourgeoisie crée, favorise la création des partis dits d’opposition de gauche parlementaires pour lui servir de rempart contre la menace du prolétariat, c’est-à-dire la révolution et le socialisme .Un de ses remparts, c’est le réformisme et les partis réformistes.

LE REFORMISME

Le réformisme est contre l’abolition du capitalisme par la révolution violente.

Or, le moteur de la révolution est justement la violence révolutionnaire: la lutte des classes sans merci du prolétariat, de ses alliés: la paysannerie, les couches opprimées, contre la bourgeoisie, le capital monopoliste d’Etat, le capital financier et l’impérialisme. Le réformisme nie la lutte des classes, la révolution socialiste,la dictature du prolétariat. Il est contre la révolution, le socialisme et le communisme. Il est le contraire du marxisme-léninisme: la théorie scientifique universelle des ouvriers et des opprimés et exploités da par le monde, les éclaire, les organise pour se débarrasser de leurs oppresseurs, raison pour laquelle, le réformisme est embrassé par la bourgeoisie et les partis socialistes dans le dessein d’étouffer par tout, la révolution socialistelibératrice.

Pour rassurer la bourgeoisie, pour donner une garantie à l’impérialisme, au capital financier et à l’oligarchiefinancière, les partis réformistes affirment que le temps, où il était question de la prise du pouvoir par la violence révolutionnaire par le prolétariat est dépassé, resolu.

Qu’est venu le temps des évolutions pour ne prendre le pouvoir que par la voie réformiste - parlementaire. Par le vote dans le cadre des constitutions et des institutions de l’État de droit bourgeois. Des libertés constitutionnellesgarantissant les principes démocratiques bourgeois.

Mais voilà. Les libertés et les droits que prévoit lesconstitutions dans les pays capitalistes y compris en Côte d’voire, sont des libertés et des droits formels, vidés de leur contenu, chaque jour, par la bourgeoisie elle-même. Ellepasse par dessus, ne recule devant aucun obstacle, ni aucun crime pour atteindre son but. La recolonisation actuelle de notre patrie, la Côte d’Ivoire, à feu et à sang par la France, avec le feu vert de l’ONU, de l’UE et de l’UA (l’Union Africaine) en est l’une des illustrations de cette démocratie macabre, de cette violence réactionnaire gratuite. Le régime du Président Laurent Gbagbo se situe dans le cadre des constitutions bourgeoises. De l’État de droit bourgeois qu’il défend bec et ongles. Mais il est renversé et déporté à la Haye par la France avec la complicité de l’ONU !

Pour le lecteur, nous reproduisons quelques extraits de la Constitution de LA REPUBLIQUE DE CÔTE D’IVOIRE DU 23 JUILLET L’AN 2000. Un pays souverain, membre de l’ONU.

Que l’on soit pour ou contre, c’est la Constitution votée à plus de 80% par le peuple de Côte d’Ivoire y compris le RDR d’Alassane Ouattara :

PREAMBULE

Le peuple de Côte d’Ivoire, conscient de sa liberté et de son identité nationale, de sa responsabilité devant l’histoire et l’humanité ; conscient de sa diversité ethnique, culturelle et religieuse, et désireux de bâtir une nation unie solidaire et prospère ; convaincu que l’union dans le respect de cette diversité assure le progrès économique et le bien-être social ; profondément attaché à la légalité constitutionnelle et aux institutions démocratiques, à la dignité de la personne humaine, aux valeurs culturelles et spirituelles ; proclame son adhésion aux droits et libertés tels que définis dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948 et dans la Charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuples de 1981 ; Exprime son attachement aux valeurs démocratiques reconnues à tous, les peuples libres, notamment : - Le respect et la protection des libertés fondamentales tant individuelles qu collectives,- La séparation et l’équilibre des pouvoirs, - La transparence dans la conduite des affaires publiques, S’engage à promouvoir l’intégration régionale et sous régionale, en vue de la constitution de l’Unité Africaine, Se donne librement et solennellement comme loi fondamentale la présente Constitution adoptée par Référendum.

CHAPITRE I : DES LIBERTES ET DES DROITS

Article 1

L’Etat de Côte d’Ivoire reconnaît les libertés, les droits et devoirs fondamentaux énoncés dans la présente Constitution et s’engages à prendre des mesures législatives ou réglementaires pour en assurer l’application effective.

Article 2

La personne humaine est sacrée. Tous les êtres humains naissent libres et égaux devant la loi. Ils jouissent des droits inaliénables que sont le droit à la vie, à la liberté, à l’épanouissement de leur personnalité et au respect de leur dignité. Les droits de la personne humaine sont inviolables. Les autorités publiques ont obligation d’en assurer le respect, la protection et la promotion. Toute sanction tendant à la privation de la vis humaine est interdite.

Article 3

Sont interdits et punis par la loi, l’esclavage, le travail forcé, les traitements inhumains et cruels, dégradants et humiliants, la torture physique ou morale, les violences physiques et les mutilations et toutes les formes d’avilissements de l’être humain.

Article 4

Le domicile est inviolable. Les atteintes ou restrictions ne peuvent y être apportées que par la loi.

Article 9

​La liberté de pensée et d’expression, notamment la liberté de conscience, d’opinion religieuse ou philosophique sont garanties à tous, sous la réserve du respect de la loi, des droits d’autrui, de la sécurité nationale et de l’ordre public.

​Article 10

Chacun a le droit d’exprimer et de diffuser librement ses idées. Toute propagande ayant pour but ou pour effet de faire prévaloir un groupe social sur un autre, ou d’encourager la haine raciale ou religieuse est interdite.

Article 12

Aucun ivoirien ne peut être contraint à l’exil Toute personne persécutée en raison de ses convictions politiques, religieuses, philosophiques, ou de son appartenance ethnique peut bénéficier du droit d’asile sur le territoire de la République de Côte d’Ivoire, sous la condition de se conformer aux lois de la République.

Article 22

Nul ne peut être arbitrairement détenu. Tout prévenu est présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité ait été établie à la suite d’une procédure lui offrant les garanties indispensables à sa défense.

CHAPITRE II : DES DEVOIRS

Article 23

Toute personne vivant sur le territoire national est tenue de respecter la Constitution, les lois et les règlements de la République.

Article 24

La défense de la Nation et l’intégrité du territoire et un devoir pour toutivoirien. Elle est assurée exclusivement par des forces de défense et de sécurité nationales dans les conditions déterminées par la loi.

TITRE II : DE L’ETAT ET DE LA SOUVERAINETE

Article 29

L’Etat de Côte d’Ivoire est une République indépendante et souveraine.-

La République de Côte d’Ivoire est une et indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure à tous l’égalité devant la loi, sans distinction d’origine, de race, ethnie, de sexe et de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son principe est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple.

Article 31

La souveraineté appartient au peuple. Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice.

Article 32

Le peuple exerce sa souveraineté par voie du référendum et par ses représentants élus. Les conditions du recours au référendum et de désignation des représentants du peuple sont déterminées par la présente Constitution et par une loi organique. Le Conseil constitutionnel contrôle la régularité des représentants du peuple. L’organisation et la supervision du référendum et des élections sont assurées par une Commission indépendante dans les conditions prévues par la loi.

TITRE III : DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ET DU GOUVERNEMENT

Article 34

Le Président de la République est le Chef de l’Etat. Il incarne l’unité nationale. Il veille au respect de la Constitution. Il assure la continuité de l’Etat. Il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire, du respect des engagements internationaux.

Article 35

Le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il n’est rééligible qu’une fois. Le candidat à l’élection présidentielle doit çetre âgé de quarante ans au moins et de soixante quinze ans au plus. Il doit être ivoirien d’origine, né de père et de mère eux-mêmes ivoiriens d’origine. Il doit n’avoir s’être jamais prévalu d’une autre nationalité. Il doit avoir résidé en Côte d’Ivoire de façon continue pendant cinq années précédant la date des élections et avoir totalisé dix ans de présence effective. –

Article 38

En cas d’événements ou de circonstances graves, notamment d’atteinte à l’intégrité du territoire, ou de catastrophes naturelles rendant impossible le déroulement normal des élections ou la proclamation des résultats, le Présidente de la République​en informe la Nation par message. Il demeure en fonction. Dans le cas où le Conseil constitutionnel ordonne l’arrêt des opérations électorales ou décide de la suspension de la proclamation des résultats, la Commission chargée des élections établit et lui communiquequotidiennement un état de l’évolution de la situation. Lorsque le Conseil constitutionnel constate la cessation de ces événements ou de ces circonstances graves, il fixe un nouveau délai qui ne peut excéder trente jours pour la proclamation des résultats et quatre vingt dix jours pour les tenus des élections.-

Article 47

Le Président de la République est le Chef suprême des Armées. Il préside le Conseil supérieur de la Défense.

Article 48

Lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacées d’une manière grave et immédiate, et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exceptionnelles exigées par ces circonstances après consultation obligatoire du Président de l’Assemblée nationale et celui du Conseil constitutionnel. Il en informe la Nation par message. L’Assemblée nationale se réunit de plein droit.

TITRE VII : DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL

Article 88

Le Conseil constitutionnel est juge de la constitutionnalité des lois. Il est l’organe régulateur du fonctionnement des pouvoirs publics…

Ce sont ces dispositions que la France a balayé à coups de canon pour récoloniser notre patrie, au nom de la démocratie. De sa démocratie en se réinstallant au pouvoir à travers son arme fatale: LA FRANCEHOUPHOUËTISTE dite RHDP. Mais pour combien de temps ! Comme on le voit, par la démocratie, la bourgeoisie trompe, mystifie les peuples de par le monde. C’est une arme en ses mains pour envahir et occuper d’autres peuples. Elle crée l’illusion que la vie difficile, la misère, l’exploitation; la corruption, le terrorisme et toutes les plaies sociales dont souffle la société capitaliste peuvent trouver une solution par la démocratie,en procédant à des réformes. Par exemple, qu’un chef d’Etat ne puisse faire plus de deux mandats au pouvoir, il doit céder la place. En fait, remplacer un bourgeois ou une fraction de la bourgeoisie, par un autre ou une autre pour diriger les affaires de cette même bourgeoisie pendant cinq ans, sur le dos du peuple. Que la gauche, les partis socialistes peuvent arriver au pouvoir par voie électorale. Et si effectivement, les partis se réclamant du socialisme arrivent au pouvoir par voie électorale sans toucher à l’État capitaliste, sans procéder au renversement de l’ordre bougeoirs; à l’appareil d’État, aux institutions bourgeoises, cela ne change rien à l’affaire comme on dit: la bourgeoisie détient toujours le pouvoir par mille ficelles, renverse la situation en sa faveur dès que l’occasion se présente à elle. C’est ce qui est arrivé au FPI et au Président Gbagbo.

La théorie marxiste-léniniste démontre chaque jour par l’action des partis communistes, qu’on ne peut aller à la société socialiste en s’en tenant au cadre de l’ordre capitaliste, à la démocratie formelle en régime capitaliste. Mais qu’il faut démolir jusque dans ses fondements, cet ordre et ses institutions pour instaurer le pouvoir du prolétariat au moyen de la révolution prolétarienne de dictature du prolétariat dans les pays capitalistes avancés ; nationale démocratique et anti impérialiste transformées aussitôt en révolution socialiste en ce qui concerne notre patrie occupée par la France.

Dans les pays capitalistes, le système électoral comporte nombreuses restrictions fixées par la loi. Elles sont faites, de sorte que, la majorité au parlement est toujours détenue par les partis politiques les plus puissants, les piliers du capital.

Le jeu parlementaire en lui-même, est une duperie du peuple. C’est de la poudre aux yeux. Une mascarade, un moyen servant au pouvoir de la bourgeoisie, à donner une fausse impression qu’il règne la démocratie et à faire passer cette fausse démocratie pour la vraie: le pouvoir du peuple par le peuple. La vraie démocratie pour laquelle nous,communistes du PCPCI, luttons. Ayons en vue, les organes suprêmes du pouvoir d’Etat et de l’administration étatique capitalistes, comprennent des représentants du pouvoir non sanctionnés par la loi se tiennent formellement en dehors du gouvernement, mais en réalité ce sont eux qui gouvernent.

Ils représentent le pouvoir des grands capitalistes. Ils usent de la force de l’argent pour porter soit au gouvernement, soit à la tête du pays, soit au parlement, leurs adeptes pour défendre leurs intérêts contre tous ceux qui lèvent la tête: contre les révolutionnaires, les démocrates, les communistes qui veulent conquérir les droits dont ils sont dépossédés par la bourgeoisie.

Dans la société bourgeoise, le parlementarisme est la forme démocratique de la dictature bourgeoise qu’elle utilise pour cacher la nature oppressive et injuste de son pouvoir d’Etat. Par cette dictature masquée, elle s’assure auxdifférentes élections, la majorité des sièges au parlement par le découpage du pays en sa faveur au détriment des autres formations politiques à qui elle demande par exemple pour accéder au parlement, de faire un score de 5% de suffrage et y former un groupe parlementaire ! De même, en dehors du pouvoir d’Etat, la bourgeoisie domine également le puissant pouvoir des monopoles y compris les trusts, les sociétés mixtes et leurs investissements à l’intérieur comme à l’extérieur d’un pays.

Dans les pays capitalistes, la loi est toujours appliquée au moyen de la violence de la bourgeoisie: de la dictature de la bourgeoisie et on ne peut prétendre à la réalisation librement consentie de la loi par le peuple, dans la mesure où son contenu est en opposition flagrante avec ses intérêts.

Nous avons dit, la démocratie bourgeoise, c’est de la poudre aux yeux, une duperie du peuple. Un camouflage de la dictature de la violence de la bourgeoisie. Tout cela est vrai et très juste. Mais en même temps, la démocratie bourgeoise est un grand progrès dans l’histoire de l’humanité par rapport au féodalisme.

Nous la devons à la jeune bourgeoisie révolutionnaire montante d’Europe. À ses représentants les plus avancés, alliés à la paysannerie et aux autres couches pour renverser par la violence révolutionnaire, le pouvoir des rois, des princes, des empereurs pour proclamer la République Bourgeoise, un progrès immense pour l’humanité. Mais voilà. Une fois accédée au pouvoir, la bourgeoisie se transforme en son contraire : elle devient contre-révolutionnaire. Éternise son règne figé dans le cadre : élections présidentielles, législatives, municipales, régionales, sénatoriales pour quatre, cinq ans ou six ans, que nul n’a le droit de faire quoi que ce soit en dehors de ce cadre.

En somme, la vie, le sort de l’humanité entière s’arrête éternellement au règne de la bourgeoisie, du capitalisme. Ellequi a renversé par la violence révolutionnaire la féodalité en tant que classe d’avant-garde d’alors, la plus avancée, ce qu’elle n’est plus et ne peut être ayant cessé d’être révolutionnaire, devenue un fardeau insupportable pour l’humanité entière, ne veut pas céder la place à la classeouvrière. La classe la plus révolutionnaire, la plus avancée de notre époque : l’époque de l’impérialisme et des révolutions prolétariennes pour le socialisme et le communisme. Classeappelée à la remplacer historiquement pour se libérer en libérant en même temps, l’humanité entière, mettantdéfinitivement fin à l’exploitation des hommes par d’autres hommes : à l’exploitation de l’homme par l’homme selon l’expression de Marx.

La bourgeoisie peut dire tout ce qu’elle veut et voudra sur ses institutions, sa démocratie mais sa conception idéaliste et métaphysique de l’histoire du monde n’est pas la réalité de la vie du monde. Le monde bouge. Il est en mouvement et en bouleversement perpétuels. La lutte des classes s’y déroule jour et nuit. Sans arrêt, sans repos, sans trêve, entre la bourgeoisie et tous ceux qu’elle exploite et opprime. En un mot, entre le prolétariat et elle. La bourgeoisie à laissé en chemin le développement de la démocratie. Elle a stoppé son évolution historique en la confinant dans le cadre étroit de ses intérêts,pour l’empêcher de devenir la vraie démocratie : le pouvoir du peuple par le peuple pour le peuple, ce qu’elle n’est pas et ne peut pas être dans le cadre de l’ordre bourgeois.

Que faire alors ?

Réponse dans la troisième partie où nous exposerons la vraie démocratie pour le peuple et par le peuple pour laquelle nous luttons.

Salutations militantes prolétariennes

A tous et à toutes.

Le 31/07/2016

Le Comité Central