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                                       La Voie de la Liberté

La Voie de la Liberté

Organe Central du Parti Communiste Prolétarien de Côte d'Ivoire

PROGRAMME DU PARTI COMMUNISTE PROLÉTARIEN DE CÔTE D’IVOIRE P.C.P.C.I

PROGRAMME  DU  PARTI COMMUNISTE PROLÉTARIEN DE  CÔTE  D’IVOIRE P.C.P.C.I

L’ÉPOQUE DE L’IMPÉRIALISME, DES RÉVOLUTIONS PROLÉTARIENNES ET LA MARCHE DE L’HUMANITÉ VERS LE SOCIALISME ET LE COMMUNISME.

Au début du XXe siècle, le monde se trouve partagé au point de vue territorial entre une poignée d’États capitalistes puissants. Ce partage ne marque pas la fin des guerres impérialistes pour des conquêtes coloniales dans la mesure où le développement inégal des puissances impérialistes apporte des changements continus au rapport des forces économiques, politiques et militaires entre ces puissances impérialistes, pousse celles-ci à la concurrence et à s’arracher des sphères d’influence.

Aussi, le développement de l’impérialiste au cours de ce siècle se caractérise t-il par l’approfondissement et l’intensification des guerres impérialistes pour le partage territorial du monde. Les deux guerres mondiales représentent les moments les plus importants de cette période. Au cours de la première guerre mondiale triomphe la Révolution Socialiste d’Octobre en Russie qui assène le premier coup mortel à l’impérialisme, à tout le système capitaliste dont la crise du système colonial de l’impérialisme est partie intégrante. Pendant la deuxième Guerre mondiale, la victoire des peuples soviétiques guidés par Joseph Vissarionovich Staline conduit à la libération d’une série de pays et de peuples de la servitude nazie, ainsi qu’à l’instauration le la démocratie populaire dans bon nombre de pays d’Europe de l’Est.

La Révolution d’Octobre stimula grandement les luttes de libération nationale anti-impérialistes et anticolonialistes et eut pour effets la désagrégation et la destruction de l’ancien système colonial de l’impérialisme et l’établissement dans le monde d’un nouveau rapport de force en faveur de la révolution et du socialisme. Voyant le changement radical du rapport des forces provoqué par la Deuxième Guerre mondiale et surtout les vastes proportions que prit la lutte des peuples colonisés prouvant leur faiblesse militaire, économique, politique et idéologique, les puissances impérialistes pour préserver l’ancien colonialisme sous d’autres formes, se rendirent compte que l’ancien mode d’exploitation et de contrôle des colonies, de leur domination sur celles-ci, sans leur permettre aucune liberté ni aucune indépendance, a fait son temps. Alors que les peuples intensifiaient leur lutte de libération pour la liberté et l’indépendance, les puissances impérialistes vont user de nouvelles méthodes camouflées et perfides dans le but de maintenir l’esclavage des peuples et d’approfondir le processus de leur pillage.

Le concentré de l’ensemble de ces nouvelles méthodes de duperie est inauguré par l’impérialisme sous couvert du néocolonialisme, la nouvelle arme de la domination impérialiste sur les peuples par conséquent sur le peuple ivoirien. Les formes et les voies appropriées auxquelles ont recours les puissances impérialistes pour mieux réaliser leurs objectifs, dont:

  • La mystification politique qui se manifeste par la création de sociétés multinationales, monopolistes et d’autres organismes néocoloniaux de caractère militaire, politique et économique, etc.

  • Les coups d’État militaires et les contre - révolutions dites «pacifiques».

  • L’application de nouvelles formes d’exploitation et la propagation de diverses théories et doctrines néocolonialistes en vue de justifier leurs agressions et leur exploitation et endormir la vigilance des peuples. Toutes ces formes et mesures néocolonialistes employées par l’impérialiste visent de façon générale à corrompre la bourgeoisie bureaucratique, la bourgeoisie compradore, les régimes antipopulaires, les cliques réactionnaires au pouvoir, favorables à l’impérialisme; les partis réformistes et les syndicats réactionnaires à l’intérieur de chaque pays, y compris de nombreux organismes de couleur nationale, mais animés d’un esprit antinational, antipopulaire et cosmopolites. Ainsi, les divers organismes économiques internationaux créés et manipulés par l’impérialisme tels les groupements et les blocs économiques, les entreprises mixtes créées par le capital local et étranger, les sociétés multinationales se mettent au service de la politique agressive néocolonialiste de ces mêmes puissances impérialistes. A travers les filiales des sociétés monopolistes-multinationales, implantées dans les pays néocolonisés, les puissances impérialistes s’assurent d’énormes profits grâce à l’exportation de la main d’œuvre à bon marché de ces pays, au pillage de leurs matières premières achetées à des prix bas et à la vente à des prix élevés de leurs propres marchandises.

  • Ainsi, les grands profits économiques incitent l’oligarchie financière des pays impérialistes, à étendre sa toile d’araignée néocolonialiste dans le monde entier, surtout dans les pays où les gouvernements antipopulaires et antinationaux lui laisse livre cours pour qu’elle exerce son contrôle et établisse sa domination dans les branches principales de leur économie, pour qu’elle déploie son activité dans les opérations financières et bancaires, détermine l’offre et fixe les prix dans leur commerce intérieur et extérieur, ce qui lui permet de tirer de gros profits de l’exploitation des peuples de ces pays formellement indépendants.L’activité concrète des entreprises mixtes et des sociétés multinationales traduit en fait la stratégie globale de l’impérialisme. Elle constitue l’aspect perpétuel et l’internationalisation du travail par le capital en tant que source de conflits et de guerres à l’échelle nationale et international. Dans leurs efforts pour accroître leurs profits et élargir leurs sphères d’influence, les puissances impérialistes étouffent la liberté et l’indépendance des peuples, ne reculent devant aucun crime, depuis l’organisation des complots et la désagrégation de l’économie des pays, jusqu’à la corruption des hauts fonctionnaires politiques, à la compromission et au ralliement des partis politiques. Aussi, entre les sociétés multinationales monopolistes et l’État bourgeois néocolonial, existent des liens étroits et une interdépendance fondés sur leur caractère de classe et d’exploitation. L’Etat capitaliste sert d’instrument aux puissances impérialistes pour réaliser leurs objectifs de domination et d’expansion, comme d’exploitation et d’oppression, au plan national et international.

La rivalité inter-impérialiste se manifeste aussi par «l’aide». «L’aide» en effet, est un des traits économiques fondamentaux de l’exploitation du capital et de l’impérialisme. Cette arme rend plus féroce l’exploitation des peuples des pays qui reçoivent des capitaux du FMI et la Banque Mondiale (BM), accélère le pillage de leurs richesses naturelles et devient par ce biais, l’une des formes les plus importantes de la domination néocoloniale et impérialiste. Mettant à profit la politique de braderie dite de code d’investissement, de zones franches, etc., véritable «porte ouverte» par la bourgeoisie et les cliques réactionnaires des pays où sont exportés les capitaux, les puissances impérialistes présentent les diverses formes de crédits et d’investissements directs effectués dans ces pays comme des «aides» et des «faveurs» d’après elles, pour «accélérer» le développement des pays qui reçoivent ces «aides». La fausseté de cette propagande apparaît clairement quand on sait que les capitaux qui sont exportés et présentés comme des «aides» par l’impérialisme et la grande bourgeoisie internationale constituent un véritable goulot d’étranglement des peuples et des pays.

En fait, ces «aides» se fondent non pas sur la bonne volonté d’aider les peuples décolonisés mais sur la loi économique fondamentale de l’impérialisme pour s’assurer toujours de gros profits et de surendetter ces pays, loi qui dicte aux puissances impérialistes et à la grande bourgeoisie mondiale, de ne jamais effectuer des investissements dans les dits pays, ni accorder des prêts ou exporter des capitaux sans calculer au préalable les gros profits qu’ils réaliseront par ces opérations. En témoigne le fait que la totalité des profits réalisés par l’oligarchie financière des puissances impérialistes en Asie, en Afrique, en Amérique Latine, est rapatriée dans les pays impérialistes et dépasse de 5 à 10 fois la totalité des capitaux exportés dans ces divers pays. En plus des gros profits qu’elles tirent des pays néocolonisés et la mise sous leur dépendance politique de ces Etats accablés de dettes du fait même de ces «aides» octroyées par le biais des canaux financiers empoisonnés que représentent le FMI et la B.M principalement, les puissances impérialistes à travers cette voie, s’assurent d’autres privilèges néocolonialistes encore plus asservissants pour les peuples.

Les accords conclus par le biais de ces «aides» obligent les pays dominant à participer dans des alliances et des pactes manipulés par eux, à permettre l’établissement de programmes esclavagistes. La situation internationale dans laquelle la classe ouvrière et les masses laborieuses du monde luttent est difficile et pleine d’embûches.

Pour y voir clair et y trouver son chemin pour la lutte libératrice des peuples, il est nécessaire de connaître les quatre contradictions qui caractérisent notre époque, l’époque de l’effondrement de l’impérialisme et la victoire des Révolutions Prolétariennes, inaugurée par la grande Révolution Socialiste d’octobre en Russie en 1917, ce sont:

1°- La contradiction entre le système socialiste et le système capitaliste.

2°- La contradiction entre le travail et le capital, entre le prolétariat et la bourgeoisie dans les pays capitalistes et révisionnistes tels la Chine.

3°- La contradiction entre les pays capitalistes et les groupes monopolistes eux-mêmes.

4°- La contradiction entre l’impérialisme et les peuples opprimés.

Après la mort de Joseph Vissarrionovich Staline, la trahison des révisionnistes modernes de la clique kroutchev-Brejnev a conduit à la transformation de l’Etat de dictature du prolétariat de LENINE et de STALINE en un Etat bourgeois social-fasciste et social-impérialiste dont les débris ont été enrayés à la face du monde par le tristement célèbre Mikhail Gorbatchv, jetant bas le masque hideux qui donnait encore à l’Union Soviétique, l’apparence d’un pays socialiste, pour ouvertement proclamer la restauration complète et totale du capitalisme en URSS débaptisée et renommée : la Russie, mettant momentanément fin au pouvoir de la classe ouvrière et de la dictature du prolétariat dans ce pays ainsi que dans les pays socialistes.

L’Albanie socialiste n’a pas échappé à cette monstrueuse et gigantesque conspiration contre-révolutionnaire du capital contre le régime socialiste avancé, avenir de l’humanité entière quoi qu’il advienne. Bien qu’il n’existe plus au monde aucun pays socialiste, ce qui n’est que partie remise et une question de temps, le capitalisme étant en agonie, ne représente pas l’avenir de l’humanité (sinon ce serait un retour en arrière de la roue de l’histoire: la régression n’est jamais un progrès; l’humanité ne peut revenir au stade de la commune primitive, ni au stade du mode de production esclavagiste comme féodal; la bourgeoisie, le capital et l’impérialisme sont condamnés par l’histoire. Ils n’ont pas d’avenir.

Bien que douloureuse, cette gigantesque trahison des révisionnistes modernes de la clique Kroutchev-Brejnev-Gorbatchev, agents notoires et gants armés de l’impérialisme international contre le régime socialiste, les communistes de par le monde, ne désarment point. Dans le monde entier, le mouvement communiste international (MCI) reconstitue ses forces, patiemment, sûrement, activement.

De nouveaux partis Marxistes-Léninistes naissent et se renforcent, mènent des luttes contre le capital, obtiennent des victoires éclatantes sur la bourgeoisie de leurs pays et contre l’impérialisme, ce qui démontre la vitalité et la supériorité du Marxisme-léninisme sur l’idéologie bourgeoise et révisionniste, du prolétariat sur la bourgeoisie, du régime socialisme sur le régime capitaliste.

Si l’Union Soviétique des révisionnistes modernes de la clique Kroutchev-Brejnev-Gorbachev n’existe plus, le monstre révisionniste moderne n’est pas mort pour autant: il a refait surface en Chine. Mais, les peuples des pays opprimés font face et affrontent la ligne contre-révolutionnaire, nationaliste et chauvine des révisionnistes chinois: la théorie des trois «trois mondes», défendue également par des partis qui se réclament du maoïsme et qui se baptisent aussi communistes.

Que dit cette théorie des «trois mondes» des révisionnistes chinois? Selon son schéma, la question de la révolution, de l’indépendance, de la démocratie et de la libération nationale peut être résolue de façon globale à travers l’union de tous les pays du «tiers monde», c’est-à-dire les Etats, des classes, des gouvernements, des forces réactionnaires et obscurantistes etc. On voit là une véritable trahison de la lutte du prolétariat, des masses travailleuses, de la lutte de libératrice des peuples, particulièrement du marxisme-léninisme et de la Révolution Sociale. C’est une façon métaphysique, idéaliste, anti-scientifique et réactionnaire de traiter la question.

En effet, le Marxisme-léninisme enseigne que la liberté et l’indépendance ont un profond contenu politique et social concret; et pour pouvoir bien envisager, il faut suivre des critères de classe prolétariens sains, sans jamais oublier les situations particulières de chaque pays. De même, il est impossible, de résoudre le problème de la liberté dans chaque pays du monde de la même manière et dans un même laps temps.

Ce qui frappe dans les thèses des révisionnistes chinois à travers leur théorie de «trois mondes» c’est la suppression de toute distinction de classe entre les véritables forces anti-impérialistes et révolutionnaires et les forces favorables aux puissances impérialistes, bourgeoises, compradores et fascistes qui dominent dans bon nombre des pays dominés, c’est la négation des contradictions qui existent entre elles, l’identification des véritables mouvements révolutionnaires pour la lutte de la liberté politique à la politique des gouvernements réactionnaires qui sont liés aux puissances impérialistes. Par cette théorie des «trois mondes», les révisionnistes chinois demandent en clair au prolétariat révolutionnaire, aux communistes, aux mouvements de libération nationale, aux peuples, etc., de ne pas porter leurs coups à la fois contre les régimes et cliques bourgeoises réactionnaires au pouvoir dans leur propre pays et contre l’impérialisme, mais de s’allier avec les cliques bourgeoises au pouvoir pour combattre les États-Unis et l’Union Soviétique d’alors.

Cette théorie méconnaît ainsi la lutte continue menée par les peuples des pays opprimés pour leur libération nationale et la démocratie, la lutte menée non seulement contre les oppresseurs étrangers mais aussi contre leurs instruments, agents et collaborateurs au niveau de chacun de ces pays, car le colonialisme comme on le sait, y avait déjà crée sa base sociale composée en premier lieu par les bourgeois compradores et les gros propriétaires terriens, la bourgeoisie agraire pour ce qui est du cas de la C.I. Tout le monde sait aujourd’hui que le néocolonialisme se caractérise aussi par le fait qu’il est soutenu par les forces intérieures de la classe oppressive et dominante, ennemie des mouvements révolutionnaires.

Ce sont précisément ces forces qui, pour leurs propres intérêts étroits de classe, ouvrent les portes du pays en vue d’investissements de capitaux étrangers, d’établissement de bases militaires et de pénétration idéologique et culturelle impérialistes. Nier l’alliance de l’impérialisme avec les forces réactionnaires dominantes bourgeoises dans les néocolonies et autres pays dépendants, chercher l’unité à l’intérieur du «Tiers-Monde», prôner une lutte commune des masses laborieuses populaires avec ceux qui sont au service de l’impérialisme comme cherchent à le faire les révisionnistes chinois, équivalent non seulement à saper la véritable lutte pour la liberté, à légitimer et à admettre l’oppression étrangère impérialiste mais aussi et surtout à soutenir le système d’oppression impérialiste et néocolonialiste des peuples et à en devenir un participant d’une façon ou d’une autre.

Afin d’atteindre leurs objectif, les révisionnistes chinois s’allient à des dictatures et à des réactionnaires farouches et prennent la défense de ceux qui oppriment sauvagement les peuples dans leurs pays et qui servent aveuglement le capital mondial. Il est évident, qu’on ne peut pas prendre fait et cause à la fois pour l’autocratie en continuité, sous Konan Bédié et le vaillant peuple ivoirien. Aussi, nous rejetons, condamnons et combattons avec la plus grande énergie cette théorie nocive dite des «trois-mondes» des révisionnistes chinois. La Chine pour nous, n’est pas un pays socialiste. Elle est une superpuissance révisionniste qui prépare son hégémonie, rivalise avec les autres puissances impérialistes pour les sphères d’influence dans le monde. De même, rejetons Mao et le Maoïsme qui se réclament du Marxisme-léninisme auquel ils sont étranger.

Il y va de même de Trotski et du Trotskysme, du Krouvtchévisme, du Gorbatchévisme, du Titisme, de l’Eurocommunisme etc. Ce sont des théories révisionnistes étrangères au Marxisme-léninisme dont tout écart conduit inévitablement à la trahison de la lutte du prolétariat et tout droit au révisionnisme. Les États-Unis restent seuls en selle comme superpuissance au niveau mondial. Ils sont le chef de file de l’impérialisme international, le plus grand exportateur, oppresseur et agresseur, le plus grand marchand de canons du monde. Ils constituent à eux seuls, le gendarme international de l’impérialisme, source des troubles, des conflits, des complots, des intrigues et un grand danger pour la paix dans le monde.

Les USA sont donc l’ennemi n° 1 des peuples, conduit le monde tout droit vers une conflagration mondiale dont une des prémisses est l’odieuse agression en 1991 contre le peuple irakien à travers la monstrueuse guerre du Golf avec une coalition de plus de trente neuf pays alliés aux USA pendant près de deux mois, en commettant l’un des plus grands crime contre l’humanité par le génocide qui s’en est suivi, leurs menées fébriles dans le monde, leur invasion de la Somalie, du Panama, leur rivalité avec les autres puissances impérialistes dans l’ex-Yougoslavie (avec l’impérialiste français ), au Rwanda, au Burundi, en Angola, au Zaïre (avec l’impérialisme belge et français) etc., sont la preuve de leur nature de superpuissance impérialiste belliqueuse, agressive, source de conflagration, de danger permanent qui va conduire le monde tout droit vers la 3ème Guerre mondiale si l’on n’y prend garde.

Ils sont à combattre sans répit et par tous les moyens au même titre que tout autre impérialisme. On ne doit jamais pactiser avec l’impérialisme quel qu’il soit. On doit le combattre et l’abattre. Le peuple vietnamien en donne une éclatante illustration, un exemple que tous les peuples, tous les mouvements révolutionnaires doivent suivre: ne jamais s’agenouiller devant l’impérialisme. Il faut lui tenir tête. Pendant plus de trente ans, ce merveilleux peuple du Vietnam constitué en majorité de paysans, a tenu tête et battu l’impérialisme nippon (japonais), puis français et enfin américain: on a vu en 1975 l’Ambassadeur des USA à Saigon fuir, le drapeau américain sous les bras dans un hélicoptère avec des soldats américains accrochés pêle-mêle à cet engin pour les conduire au large des côtes du Vietnam sur le porte-avion en vue de regagner l’Amérique, tout défait et honteux. L’impérialisme peut donc être combattu et battu si on s’en donne les moyens.

Le continent africain, appendice du système impérialiste particulièrement de l’Europe occidentale, subit de plein fouet la crise mondiale du capitalisme agonisant et de l’impérialisme moribond. Les effets de cette crise sont ici multipliés, voir quintuplés. Non seulement le continent africain est une pièce maîtresse dans la rivalité inter-impérialistes et une base stratégique dans leur plans, il se voit dépouiller de ses ressources naturelles à une allure jamais égalée. Il est la proie des organismes économiques, des multinationales impérialistes du FMI et la BM avec leur programme d’ajustement structurel (PAS) et leur train de privatisation éhonté aggravant encore plus la vie des peuples africains qui croupissent sous leur joug cruel.

Aujourd’hui l’impérialisme international, les USA en tête, jubile et frotte les mains dans son agression contre les peuples du monde. Partout c’est le triomphe du marché et de la loi du marché. Ce qui compte à présent pour le capitalisme agonisant et l’impérialisme moribond, c’est la marché, rien que le marché, en terme clair: l’exploitation et l’oppression que cela provoque dans la vie des peuples importe peu: il y a de l’argent à prendre, on doit le prendre, un point c’est tout. Si on n’est pas content, on la ferme sinon, on reçoit le coup de massue sur la tête. Voilà comment se traduit l’arrogance de l’impérialisme international qui étale sa domination sur les peuples du monde, étouffe dans le sang leur lutte nationale et sociale. Tout cela à cause de la suprématie de l’impérialisme sur le monopole et le commerce des armes qu’il inclut dans le cadre du commerce inégal qu’il fait avec les pays sous sa tutelle ou qu’il convoite et les oblige lorsqu’il leur accorde des «aides» sous forme de prêts, à utiliser une bonne partie de ces prêts, à l’achat d’armes américaines, françaises, allemandes, anglaises, italiennes, chinoises, etc.

L’avantage que tire l’impérialiste de la vente des armements représente l’une des raisons qui le pousse à mettre sur pied la plus grande industrie militaire dans l’histoire de l’humanité, devenant ainsi non seulement le principal instigateur de la course effrénée aux armements mais aussi le plus grand producteur et commerçant d’armes. La vente des armements, tout comme l’exportation des capitaux, en plus des profits incalculables qu’elle lui apporte, sert à l’impérialisme, particulièrement USA, de moyen pour consolider dans les pays sous son joug, le pouvoir économique et politique des cliques bourgeoises qui défendent ses intérêts économiques, militaires (les bases militaires de l’impérialisme en CI) et lui permet d’y introduire parallèlement à ses armes et à ses capitaux, ses hommes (Alassane Dramane Ouattara, pion de l’impérialisme USA imposé à la Côte d’Ivoire en 1987-90 par le FMI pour prendre les commandes de la gestion du pays et appliquer les PAS; Konan Bédié, pion de l’impérialisme français, puis américain et maintenant français pour préserver et défendre les intérêts de la F RANCE dans sa chasse gardée qu’ est la Côte d’Ivoire ), son idéologie, sa politique, et son mode de vie.

Mais l’impérialisme et les puissances impérialistes oublient que notre époque est celle de leur effondrement et de la victoire des révolutions prolétariennes. Ils oublient que ce fut la lutte de libération des peuples qui les obligea à abandonner leurs anciennes positions colonisatrices et que dans plusieurs pays du monde, les peuples ont versé leur sang à flot pour briser les chaînes de l’ancien colonialisme. C’est toujours la lutte des peuples qui a obligé et oblige les puissances impérialistes de recourir, lorsqu’elles ne peuvent plus employer les aniciennes formes à diverses manœuvres mystificatrices, consistant à accorder «volontairement» aux divers pays et peuples leur autonomie et leur promettre la «liberté» et «l’indépendance» formelle.

Enfin, ils oublient que de telles manœuvres n’ont jamais réussi et ont obligé nombre de pays jadis colonisés et aujourd’hui néo- colonisés à ne pas déposer les armes mais à les prendre, à continuer leur lutte pour la conquête de la liberté et de l’indépendance véritable et à diriger la pointe de leur combat non seulement contre les puissances impérialistes néocolonialistes mais aussi contre les cliques réactionnaires locales qui sont leurs instrument de main, dociles et dégourdis. C’est en vain que le monde capitaliste cherche à trouver une issue pour échapper au renversement vers lequel le conduit la lutte révolutionnaire du prolétariat et des peuples, les processus objectifs qui ne dépendent pas de la volonté d’une superpuissance, d’un impérialisme ni de la bourgeoisie. La chute de l’impérialisme et du capital par la révolution prolétarienne mondiale est inévitable.

LES TENDANCES FONDAMENTALES DU DÉVELOPPEMENT CAPITALISTE EN CÔTE D’IVOIRE

L’histoire contemporaine de la Côte d’Ivoire doit être saisie comme une partie de l’histoire du développement capitaliste dans son ensemble de ses formes les plus primitives à son dernier et ultime stade depuis le 16ème siècle, l’aube de l’ère capitaliste basée sur l’exploitation et la chasse au profit, à l’aide principalement dans un premier temps de la traite des esclaves qui a saigné le continent de ses forces vives et l’a affaibli; puis avec la révolution industrielle du 18ème siècle et le développement du capitalisme, la traite des produits: café, cacao, principalement.

Le capitalisme mondial en est arrivé fin 19è siècle – début 20è siècle, au stage impérialiste. L’impérialisme ou époque du capital financier, est ce haut niveau de développement de l’économie capitaliste où les associations monopolistes: syndicats patronaux, cartels, trusts, ont acquis une importance décisive, où le capital bancaire parvenu à un degré extrême de concentration fusionne avec le capital industriel, où l’exportation du capital dans les pays a revêtu de très grandes proportions, où le monde est déjà territorialement partagé entre les pays les plus riches et où le partage économique du monde entre trusts internationaux a déjà commencé.

C’est ce dernier et ultime stade du capitalisme, le stade impérialiste, qu’une partie du continent qu’est cette région devient une colonie de l’Etat capitaliste monopoliste français, sous le nom de Côte d’Ivoire, par le décret du 10 mars 1893. La Côte d’Ivoire fut donc colonisée au 19è siècle par l’impérialisme français, pour les exigences de son accumulation capitaliste, la chasse au profit. Depuis, la domination de l’économie marchande et monétaire, les rapports capitalistes de production n’ont cessé de s’étendre. L’imposition de force, et le développement des cultures d’exploitation pour les besoins des industries des pays capitalistes monopolistes, la transformation de la Côte d’Ivoire en débouché pour l’écoulement des produits manufacturés, le renforcement des éléments de développement industriel, l’implantation des plantations agro-industriels grâce à l’exportation des capitaux par le capital financier international, tous ces facteurs ont fait acquérir au mode de production capitaliste une position dominante en Côte d’Ivoire.

Cette domination du mode de production capitaliste est le résultat de la désagrégation des rapports précapitalistes Par le pillage frénétique, la barbarie sans nom, les paysans furent arrachés à leurs communautés à forme de production tribaux-patriarcales, et progressivement paupérisés par le système fiscal de l’économie de traite de l’appareil commercial de la bourgeoisie.

Devant cette situation, les peuples de Côte d’Ivoire ont lutté et versé leur sang pour préserver ou prendre leur liberté et leur indépendance. Il a fallu plus de 30 ans à l’impérialisme français et son capital financier monopoliste pour achever sa conquête coloniale. Rappelons, l’héroïque guerre de résistance en Côte d’Ivoire de l’ALMAMY SAMORI TOURE contre les colonialistes français en 1892-1898.

  • 1893, lutte contre le peuple baoulé, prise de Tiassalé par le Capitaine Marchand.

  • 1894, octobre, la colonne Monteil envoyée vers le Nord du pays contre Samory, doit battre en retraite en mars 1895 harcelée par les Sofas. Répression d’un soulèvement du peuple agni dans l’Indénié.

  • 1895, le Roi Kassi Dihé se rend, il est exilé au Gabon.

  • 1896, la résistance de Zaranou et liquidation de l’administration militaire coloniale.

  • 1898, les Dans font battre en retraite les assaillants colonialistes français dirigés par le Lieutenant Blondiaux vers la Guinée.

  • 1899, à Toumodi, attaque et incendies du poste militaire des colonialistes français.

  • 1900 soulèvement de plusieurs chefs du peuple Baoulé dans la région de Toumodi: l’insurrection dura jusqu’en 1902.

  • 1903, soulèvement dans la région de Katiolaet de Dabakala.

  • 1904, attaque du poste militaire des colonialistes français de Bingerville par les populations d’Akouédo.

  • 1904, début des insurrections du peuple bété dans la région de Daola.

  • 1907, la région Gouro est en pleine insurrection sous le soulèvement de son peuple. Il faut d’importants renforts pour venir à bout.

  • 1907, insurrection du peuple Abey.

  • 1909, résistance des peuples Akyé (Attié).

  • 1909, liquidation de l’administration coloniale et insurrection à Soubré. Dans le Sassandra, 10 condamnations à mort sont prononcés en mars 1909.

  • 1910, opération s militaires en pays Dida de 1910 à 1912. Dans la région de Katiola, elles ne s’achèveront qu’en 1918.

  • 1912, opérations militaires des colonialistes français en pays Wobé et Dan dans le haut Sassandra, les pays Gouro jusqu’en 1924, etc.

Bien que héroïque, l’organisation militaire, l’armée de métier et l’armement moderne de l’impérialisme français monopoliste de pillage, d’exploitation et d’oppression, ont fini par triompher de la lutte des vaillants peuples de Côte d’Ivoire, montrant incontestablement la supériorité du capitalisme sur l’ordre social précapitaliste. Vaincus les armes à la main, les peuples de Côte d’Ivoire ont commencé à être spoliés. Les paysans se sont vus expropriés de leurs terres.

Les artisans ruinés par la concurrence des produits manufacturés, se transforment progressivement en prolétaires, en semi- prolétaires ou en ouvriers sans ressources à la recherche d’un hypothétique travail salarié dans les villes et régions du pays, afin de pouvoir subsister. Ainsi, par transition successives, diverses couches de la population se prolétarisent. Le nombre des prolétaires ne cessent d’augmenter et la société se divise de plus en plus en deux camps diamétralement opposés: LA BOURGEOISIE ET LE PROLÉTARIAT.

La lutte a continué sous la domination colonialiste de l’impérialisme français. Cependant, malgré la combativité des masses populaires, ces diverses luttes n’ont jamais conduit à la satisfaction de leurs aspirations à la liberté, à la démocratie véritable et au progrès social.

La leçon fondamentale est que, la lutte anticolonialiste de libération nationale avait une direction bourgeoise aux intérêts liés à ceux des impérialistes et antagonistes aux intérêts des masses populaires. La seule classe qui, à travers son Parti, aurait pu diriger cette lutte, poser et résoudre la question fondamentale du pouvoir populaire, la classe ouvrière était restée à la remorque de la grande bourgeoisie. Elle n’a pas pu, faute de son Parti Communiste Marxiste-léniniste se délimiter idéologiquement, politiquement, et organisationnelle, conduire sous sa direction hégémonique, la lutte révolutionnaire des masses populaires.

L’OBSTACLE PRINCIPAL IMMÉDIAT DE LA RÉVOLUTION

L’essor de la production marchande et du capitalisme appelé communément économie du marché, se traduit d’une part en Côte d’Ivoire par un énorme accroissement de la richesse pour une poignée de possédants et d’autre part, par un accroissement vertigineux de la misère des ouvriers et des masses laborieuses.

Ces possédants sont:

1°- Les bourgeois bureaucratiques détenant la Direction de l’État néocolonial autocratique membres du Bureau Politique, du Comité Central du PDCI, les Inspecteurs régionaux de ce Parti autocratique, les officiers supérieurs des Fanci, les Hauts Fonctionnaires arrivistes, carriéristes et opportunistes.

2°- Les chefs supérieurs ou de canton dits traditionnels de l’ancien régime patriarcal rétribués nommés et confirmés par l’État néocolonial et intégrés à son appareil administratif et répressif.

3°- Les bourgeois compradores: PDG, Gérants actionnaires des sociétés impérialistes et néocoloniales, Gros brasseurs d’affaires et spéculateurs divers en liaison avec ces sociétés. Sous la direction de la bourgeoisie, la lutte anticolonialiste de libération nationale est restée à mi- chemin. L’État néocolonial qui en est résulté reste dépendant politiquement, économiquement et militairement de l’impérialisme français particulièrement qui hier comme aujourd’hui, en entente avec la bourgeoisie bureaucratique regroupée au sein du PDCI, maintient pour la sauvegarde et l’établissement de son hégémonie économique pour mieux affronter la concurrence des autres puissances impérialistes monopolistes, réalise des actes politiques qui l’autorisent à toutes sortes d’ingérences inadmissibles.

Cette ingérence est le moyen sûr par lequel l’impérialisme français réalise des intrigues, des coups tordus tels que les coups d’États, lorsqu’il estime que ses intérêts commencent à être par trop lésés. Mais cette hégémonie politique de l’impérialisme français lui est sérieusement disputée par l’impérialisme américain, premier Etat rentier du monde, ennemi n°1 des peuples qui se prépare une base solide et politique en Côte d’Ivoire par l’intermédiaire De Alassane Dramane Ouattra, le RDR, fraction de la bourgeoisie bureaucratique au pouvoir et qui s’est détachée de cette dernière en vue de mieux s’organiser, avoir les mains libres et agir en concurrence: suivant les intérêts de l’impérialisme américain et de ses propres intérêts.

L’impérialisme japonais, allemand, italien, britannique, belge, russe, sont dans la course , sans oublier les révisionnistes chinois qui se préparent avec leur théorie de trois mondes, à devenir une superpuissance social-impérialiste (socialisme en parole, impérialisme dans les faits) pour se faire passer comme l’ami des peuples, se donner une couverture de pays socialiste alors qu’en fait, ils sont devenus un pays impérialiste pour exploiter et opprimer les peuples, rivaliser avec les autres puissances impérialistes dans la course du repartage économique du monde, repartage appelé communément «mondialisation du capital» qui n’est rien d’autre que le développement vertigineux accéléré du capital financier à une allure jamais connue, du fait du développement des nouvelles technologies, telle l’informatique, les multimédias qui ont révolutionné à un degré inouï le marché mondial et que Lénine a décrit dans son célèbre ouvrage immortel: «l’impérialisme stade suprême du capitalisme». La dépendance économique à l’égard du système capitaliste demeure écrasante.

La domination économique de l’impérialisme international, s’exerce en association avec les bourgeois nationaux au sein d’entreprises néocoloniales ou avec l’Etat néocolonial lui-même. Ce qui crée pour la bourgeoisie néocoloniale, avec les effets de la dévaluation du Franc CFA qui lui sont favorable, une solide base économique, augment son entichement, tendis que s’appauvrissent les masses populaires. L’exportation des capitaux par le capital financier international prend une ampleur jamais égalée. La dette extérieure qui pèse sur la Côte d’Ivoire est d’un montant de 7500 milliards CFA, est une véritable main basse sur le pays.

La Côte d’Ivoire est sous le joug de l’impérialisme international.

Dans cette chasse au profit et cette lutte pour la domination politique, économique, culturelle et militaire, l’impérialisme français continue toute fois à maintenir son hégémonie économique et militaire. Il domine le secteur monétaire: Zone franc CFA qu’il a dévalué à 100% pour accroître encore plus sa mainmise sur le pays, exploiter sans scrupule ses richesses avec ses compères impérialistes internationaux et bourgeois bureaucratiques, compradores et affairistes intérieurs. Il domine dans le pays par divers organismes interposés, le secteur bancaire BCEAO, BIAO, SGBCI; BICICI, etc. Ce qui lui donne des privilèges irremplaçables et lui permet de suivre et contrôler toue la vie économique du pays.

Dans le commerce extérieur, il reste le premier fournisseur et le premier client de la Côte d’Ivoire. Il est concurrencé par les autres puissances impérialistes monopolistes. Il domine pratiquement tout le secteur rural de l’exportation agro-industrie: café, cacao, huile de palme, caoutchouc, coton, sans oublier les secteurs minier, industriel, pétrolier, etc. Ses organismes d’interventions monopolistes tels que les Bouygues y opèrent particulièrement à travers la gigantesque stratégie perfide que constituent les opérations de privatisations qui ne sont rien d’autre que la recolonisation de la Côte d’Ivoire au plan économique et politique.

A présent, par l’effet des privatisations, de la vente aux enchères du patrimoine national, les entreprises monopolistes de l’impérialisme français sont très actives. A travers elles, la France détient aujourd’hui tout le réseau des barrages hydroélectriques donc de l’électricité, ce lui de la distribution de l’eau potable à travers la Cie-Sodeci, détient les centrales thermiques et les raffineries de pétrole le secteur stratégique de télécommunication à travers la Côte d’Ivoire-Télécom, de l’habitat, des transports urbains, de l’Université, de la Télévision, l’Aéroport international de Port-Bouet, les secteurs du tourisme. Contrôle l’Armée, oriente et dirige la Présidence de la République via l’Ambassade de la France.

L’impérialisme français détient le pouvoir économique, politique et militaire sur toute la ligne en Côte d’Ivoire, dicte sa volonté et son bon vouloir à la bourgeoisie bureaucratique et à son État néocolonial autocratique. Il est donc l’impérialisme dominant à abattre en premier lieu. Cette domination politique, économique, militaire, culturelle de l’impérialisme français, s’exerce en alliance avec les classes réactionnaires internes, toutes favorables à l’impérialisme : bourgeoisie bureaucratique, bourgeoisie compradore et les gros propriétaires fonciers embourgeoisés de l’ancien régime patriarcal.

Les alliés et agents de l’impérialisme international, français particulièrement, sont organisés dans les Partis politiques et organisations: PDCI, RDR et autres, etc. Il va de soit que l’indépendance politique de la Côte d’Ivoire est partielle. Elle est formelle. Il reste à la conquérir véritablement au plan politique, économique et militaire. Deux camps aux intérêts diamétralement opposés s’affrontent en Côte d’Ivoire: le camp de l’impérialisme, de la bourgeoisie réactionnaire autocratique, des gros propriétaires fonciers embourgeoisés et de la réaction, et le camp du peuple: le prolétariat, le semi- prolétariat, la paysannerie pauvre, la petite bourgeoisie urbaine et rurale, la bourgeoisie moyenne non liée à l’impérialisme international. Ce camp constitue le camp de la majorité du peuple.

L’ennemi principal du peuple ivoirien est l’impérialisme international, particulièrement français (y compris les révisionnistes chinois) et ses alliés, les grands bourgeois réactionnaires et les gros propriétaires fonciers ivoiriens. Le principal obstacle immédiat et à abattre que rencontre la classe ouvrière dans la lutte pour son émancipation complète est le régime néocolonial autocratique, représentant et défenseur des intérêts de l’impérialisme international, français en tête, et de toutes les classes et couches réactionnaires de la société ivoirienne: la grande bourgeoisie bureaucratique, la bourgeoisie compradore et les gros propriétaires embourgeoisés. Aussi, l’issue de la situation se détermine-t-elle par la phase de LA RÉVOLUTION NATIONALE DÉMOCRATIQUE ANTI-IMPÉRIALISTE: R.N.D.A.I

LA RÉVOLUTION NATIONALE DÉMOCRATIQUE ET ANTI-IMPÉRIALISTE (R.N.D.A.I)

Pour mettre fin à cette domination de l’impérialisme international, particulièrement français sur la Côte d’Ivoire et de ses alliés internes, bourgeois réactionnaires bureaucratiques, bourgeois compradores et propriétaires fonciers, il n’y a qu’une seule voie, un seul moyen: la réalisation de la Révolution Nationale Démocratique et Anti- Impérialiste R.N.D.A.I, but stratégique de la phase actuelle de la lutte. Cette Révolution Nationale Démocratique et Anti- Impérialiste R.N.D.A.I doit se réaliser avec les forces qui composent le camp du peuple et qui sont les forces motrices de la RNDAI, sous la Direction sans partage du P.C.P.C I.

1°)- LES FORCES MOTRICES DE LA RÉVOLUTION NATIONALE DÉMOCRATIQUE ET ANTI-IMPÉRIALISTE R.N.D.A I.

1°/ LE P C P C I: ESSENCE ET RÔLE

L’histoire de la lutte de classe connaît maintes insurrections héroïques contre les exploitants. Toutes ces insurrections furent écrasées pour avoir été privées d’un fort Parti de classe. Pour que l’ensemble d’une classe puisse comprendre ses intérêts, sa situation de classe et apprendre à mener sa politique, il lui faut une organisation de ses éléments les plus avancés, même si au début, ses éléments ne constituent qu’une partie infime de la classe toute entière. L’organisation décuple la force du parti. C’est pourquoi, le prolétariat n’a d’autre instrument de lutte pour le pouvoir que l’organisation. Et, la force du Parti est dans une politique de classe consciente, dans une discipline et dans sa lutte contre toute déviation opportuniste en son sein, dans sa cohésion interne; dans la liaison étroite de ses membres avec les masses prolétariennes et populaires.

Ainsi, le Parti Communiste Prolétarien de Côte d’Ivoire P.C.P.C.I est donc l’élément avancé de la classe ouvrière de Côte d’Ivoire. Il est le Parti de la révolutionnaire de cette classe, son détachement organisé suprême le plus avancé, son avant-garde, son état-major de combat enrégimenté. Il est le Parti de la révolution ininterrompue à travers la Dictature du Prolétariat, jusqu’au Socialisme et au Communisme, but et finalité de sa mission historique.

Le Marxisme-léninisme est son unique fondement idéologique, théorique, politique, organisationnel et militaire, la science toujours jeune, la plus révolutionnaire du prolétariat international, fondée, développée, enrichie par ses grands éducateurs: MARX, ENGELS, LÉNINE et STALINE.

Le P.C.P.C.I constitue la classe ouvrière en classe pour soi, en force et classe indépendante. Il l’a délimite, idéologiquement, politiquement, au plan organisationnel et militairement par rapport à toutes les autres classes de la société, à tous les partis ou courants bourgeois comme petits bourgeois (Trotskistes, Maoïstes, etc.).

Puisant sa force, sa sagesse, son action révolutionnaire de l’expérience historique et universelle de la classe ouvrière internationale, il dirige toutes les manifestations de la lutte de classes, lui révèle l’irréductible antagonisme des exploiteurs et des exploités, l’aide à développer sa conscience de classe, concourt à son organisation et lui indique les objectifs et les buts, la met à même de réaliser son mot d’ordre: «l’émancipation du prolétariat sera l’œuvre du prolétariat lui-même».

Par sa nature et son but, le mouvement de la classe ouvrière de Côte d’ Ivoire dirigé par son avant-garde le P.C.P.C.I, est un détachement du mouvement ouvrier international. Le capitalisme, en s’étendant au monde entier a provoqué la tendance au rapprochement économique de divers pays, à la suppression de l’isolement national, à l’union économique en un tout cohérent: l’économie mondiale capitaliste.

Le capital est une force internationale. Il faut pour le vaincre, l’union, la fraternité mondiale des ouvriers. De même, la bourgeoisie de tous les pays s’unit pour s’opposer en tant que classe, contre le prolétariat, classe ayant des intérêts diamétralement opposées aux siens. La grande mission historique du prolétariat, sa grande cause pour son émancipation complète, est la libération de toute l’humanité de l’exploitation de l’homme par l’homme, est internationale. L’unité du prolétariat, sur la base du marxisme-léninisme, est la garantie du succès du mouvement ouvrier et communiste international. Aussi, la devise du P C P C I est «PROLÉTAIRES DE TOUS LES PAYS UNISSEZ-VOUS!».

Son guide est l’internationalisme prolétarien, vivant, actif. Il réalise de façon dialectique ses tâches nationales (en mobilisant tous les ouvriers, tous les travailleurs favorables au socialisme et au communisme en son sein; tous les travailleurs, tous les ouvriers, les opprimés et exploités de quelque nationalité qu’ils soient dans ses syndicats et union paysannes, sur la base de leurs intérêts matériels et moraux sans distinction de sexe et de race) et internationale en soutenant fermement et activement les luttes des peuples contre le joug de leurs oppresseurs et exploiteurs y compris l’impérialisme international.

Le P.C.P.C.I aide et montre à toutes les autres couches laborieuses et exploitées que leur situation est sans espoir dans la société capitaliste. Seule la Révolution sociale répond à leurs propres intérêts. Aussi, il appelle dans ses rangs, les éléments avancés de toutes les couches de la population laborieuse, opprimés et exploités, dans la mesure où ils adoptent le point de vue du prolétariat, où ils adoptent la théorie et la pratique de la Révolution Prolétarienne, c’est-à-dire le marxisme-léninisme.

2°/ LA CLASSE OUVRIÈRE

Le prolétariat, produit du mode de production capitaliste, est la classe particulière d’hommes et de femmes, dépossédés par le capitalisme des moyens de production, qui ne possèdent rien en propre, obligés pour survivre, de vendre leur force de travail, produisent les biens matériels pour accroître le profit des capitalistes à partir de la plus-value qu’ils leur extorque. Liés au mode de production capitaliste, particulièrement à la machine, les ouvriers constituent la classe la plus avancée, la plus vive, la plus révolutionnaire, la plus disciplinée dans la lutte contre l’exploitation et l’oppression capitalistes. Elle est porteuse de le Révolution. C’est la seule classe qui grandit, augmente sans cesse en nombre. Par transition successive beaucoup de petits producteurs évoluent vers la situation du prolétariat.

La classe ouvrière de Côte d’Ivoire, depuis l’occupation des colonialistes français jusqu’à nos jours, n’a jamais cessé de lutter. Elle a mené des luttes héroïques au chemin de fer, dans les entreprises et les usines comme Blohorn, Sotexi, Uniwax, Filtisac, Pétroci, Gonfléville; dans les mines, les ports, le bâtiment, les plantations agro-industrielles telles que Sodesucre, Palmindustrie, etc. Mais, à chaque grève, le pouvoir autocratique envoie sur les ouvriers les militaires, les commandos et autres provocateurs.

En portant à son paroxysme l’opposition du travail par le capital, en faisant suer eau et sang aux ouvriers, le capitalisme porte en même temps à l’antagonisme ses rapports avec la classe ouvrière, forme, éduque et prépare son propre fossoyeur. Il renforce la détermination des ouvriers à mener la lutte contre les capitalistes jusqu’au bout et les oppose frontalement à la machine d’État capitaliste néocolonial elle-même. Ce qui caractérise la classe prolétarienne, c’est la fermeté, la discipline de fer, le courage, la détermination, la haine de ceux qui l’exploitent, l’oppriment la réduisent à la misère et aussi et surtout la volonté d’en finir avec eux.

Dans cette lutte avec les bourgeois capitalistes, les ouvriers acquièrent le sentiment d’une solidarité de classe. Un désir d’union de plus en plus puissant, prend corps parmi eux, face au capital pour défendre leur droit à l’existence et à une vie réellement humaine.

Les conditions mêmes de leur existence détruisent les particularismes locaux, les divisions ethniques et régionales entre les ouvriers. Cette lutte de la classe ouvrière contre la classe des capitalistes est une lutte contre toute exploitation de l’homme par l’homme. La libération effective de la classe ouvrière exige la Révolution, la suppression de la propriété privée des moyens de production, la transformation de ces derniers en propriété sociale socialiste et le remplacement de la production capitaliste des marchandises par une organisation collective sociale de la production à partir de toute la société, afin d’assurer le bien-être complet et l’épanouissement libre et complet de tous ses membres.

Cette Révolution du prolétariat abolira complètement la division de la société de classe, et par suite, toute inégalité économique et politique découlant de cette division. Elle instaurera le socialisme et le communisme. Pour accomplir cette Révolution sociale, pour atteindre le socialisme, puis le communisme, le prolétariat doit conquérir le pouvoir politique qui le rendra maître de la situation et lui permettra d’écarter tous les obstacles qui le séparent de son but. En ce sens, LA DICTATURE DU PROLÉTARIAT constitue la condition indispensable de la Révolution Sociale. L’arme principale fondamentale à l’aide de laquelle le prolétariat prend conscience, s’organise, lutte contre la bourgeoisie et son régime, la renverse, atteint et réalise son but historique: le SOCIALISME, PUIS LE COMMUNISME, c’est SON PARTI QUI N’EST AUTRE QUE LE PARTI COMMUNISTE PROLÉTARIEN DE CÔTE D’IVOIRE: P.C.P.C.I

3°/ LA PAYSANNERIE LABORIEUSE

La paysannerie laborieuse est aux côtés du do prolétariat et comme allié, la force motrice numériquement la plus importante de la Révolution. Deux groupes sociaux différents existent à la campagne. Il y a les grands capitalistes agraires possédant des domaines privés agricoles qui peuvent aller jusqu’à plus 1 à 5000 ha. Ce sont les bourgeois bureaucratiques ou compradores qui ont exproprié les paysans de leurs terres avec la complicité, des chefs supérieurs ou de Caton dits traditionnels. Ils sont ministres, députés, hauts fonctionnaires, PDG, membre du clergé, les officiers supérieurs de l’armée, de la gendarmerie, de la police, de la douane, des eaux et forêts… Ils exploitent tous les ouvriers agricoles salariés permanents.

Les chefs supérieurs ou de canton dits traditionnels sont de gros propriétaires fonciers embourgeoisés qui ont l’hégémonie et politique dans les campagnes, laquelle provient de l’ancien régime patriarcal et de l’autorité de l’appareil de l’Etat colonial, puis néocolonial autocratique du PDCI-RDA, auquel ils sont intégrés. Ils sont nommés, rétribués, équipés en personnel: secrétaire, soldats, depuis l’époque coloniale, pour assurer cette représentation à la base de l’appareil d’Etat: justice coutumière, aide à la collette des impôts auxquelles ils sont intéressés, impôts des cultures et des travaux, consignes politiques, etc.

Aujourd’hui, ils sont l’aile et représentants du pouvoir autocratique, travaillent en collaboration avec les préfets et sous-préfets. Ils répercutent à la base les mots d’ordre et les actions d’oppression et d’exploitation du pouvoir au plan économique, politique, organisationnel et militaire. Ils profitent de cette situation pour s’attribuer des terres communautaires, les cèdent à vil prix ou poussent à leur vente aux éléments de la grande bourgeoisie urbaine qui se font bourgeois agraires. Ils exploitent aussi les paysans sous formes de corvées: travail gratuit dans les champs du chef. Approvisionnement gratuit en produit viviers, en viande, en combustibles, réalisent divers spoliations, usent de trafics d’influence, frappent les paysans d’amendes. Les deux couches bourgeoises et patriarcales citées, sont les ennemis des paysans. Ils sont des cibles directes de la Révolution à la campagne.

Les paysans sont directement opposés à l’État néocolonial autocratique à travers la caisse de stabilisation qui les vole en fixant les prix d’achat au plus bas aux acheteurs de produits, obligent les paysans à vendre et à dépouiller leur produit à leurs agents et intermédiaires. La paupérisation est générale dans la campagne. C’est la misère totale. La paysannerie manque de tout: des soins médicaux, des installations sanitaires élémentaires. Les paysans meurent de toutes sortes de maladies.

La grande majorité de la paysannerie est formée de paysans petits propriétaires, locataires, métayers pauvres. Ce sont des semi-prolétaires ruraux qui n’arrivent pas à subvenir à leurs propres besoins, à payer les impôts, et puis financement hypothèquent leurs terres pour payer les différents prélèvements obligatoires que le pouvoir autocratique et son parti opèrent sur eux, sous diverses formes avouées et non avouées; pour payer la scolarité de leurs enfants. La vie du paysan pauvre est faite de spoliation, de brimades, de vexation, d’humiliation diverses.

Les pêcheurs sont de plus en plus dans l’impossibilité de pêcher pour assurer leur subsistance, asphyxiés par la concurrence des puissances impérialistes et des bourgeois ivoiriens, leurs alliés. De même, les éleveurs, petits et moyens sont confrontés à la concurrence impitoyable des mêmes puissances impérialistes qui investissent dans le secteur. La situation des paysans moyens semble relativement bonne. Ceux qui s’adonnent à des cultures d’exploitation: café, cacao, huile de palme, coton, hévéa, etc., arrivent à subvenir bien que mal à leurs besoins. Ils travaillent eux-mêmes y compris les petits chefs de village.

Il arrive souvent qu’ils confient un champ à un ou deux métayers pour l’entretien et partagent les fruits avec eux, dans des proportions variables. Les métayers sont souvent étrangers à la région, ce qui pose mains problèmes de tribalisme: d’ethnocentrisme, etc. Cependant, le paysan moyen soufre de l’exploitation. Il existe également à la campagne une petite bourgeoisie rurale issue de fonctionnaires ou de commerçants moyens qui viennent investir dans l’agriculture.

Les paysans pauvres et moyens sont les alliés les plus sûrs du prolétariat, ses alliés stratégiques. Ils ressentent profondément l’exploitation et l’oppression capitalistes. Ils aspirent à un changement radical de cette situation.

Le semi-prolétariat urbain se compose de petits artisans: tailleurs, cordonniers, coiffeurs, horlogers, bijoutiers, petits maçons et menuisiers; petits mécaniciens, petits soudeurs et réparateurs de tous genres. Sa vie est faite souvent de privation, de famines, de maladies. Elle cherche à sortir de cette situation.

La petite bourgeoisie urbaine est formée de petits et moyens fonctionnaires, de gros tailleurs et couturiers, d’employés de bureau, de commerce, de sous-officiers, de soldats, petits et moyens commerçants, d’intellectuels petits et moyens. Leur condition de vie est de plus en plus intenable. Ils crient leur misère et cherchent à sortir de cette situation. Même les grands intellectuels honnêtes qui ne sont pas arrivistes, ressentent le poids de l’exploitation et de l’oppression capitaliste.

Les élèves et étudiants ont la vie difficile. Beaucoup cherchent du travail, quittent ou veulent quitter les bancs d’études. Les bourses sont rares et attribués à quelques uns sur des bases arbitraires, népotistes, favorites. Les orientations se font sur des critères de classe. Les Amphis sont surpeuplés. Les livres chers. Les bibliothèques vides; les laboratoires mal équipés. Les examens sont à issues incertaines, une véritable loterie pour le grand nombre.

Pour quelques arrivistes et mouchards à la solde du pouvoir, c’est le succès assuré de fait. Bien qu’une partie marginale offre ses services, à la rection, la petite bourgeoisie urbaine à des degrés divers, veut la révolution, un changement radical.

En la mobilisant sur la base de ses revendications, en l’arrachant à l’influence réactionnaire des différentes cliques du PDCI-RDA et du RDR, des partis petits bourgeois réformistes FPI, PIT, USD, et autres, le PCPCI en fera une troupe importante de la Révolution sous la direction du prolétariat.

La jeunesse de CÔTE d’Ivoire nourrit une haine immense contre la politique d’exploitation, de répression, de terreur du régime autocratique antipopulaire. Ses horizons sont complètement bouchés dans le système capitaliste. Elle cherche le progrès social, la justice, la démocratie, un emploi. Elle suivra à coup sûr la voie de la révolution.

Les femmes sont portées à défendre leurs droits économiques, politiques et sociaux. Elles sont conscientes de la détérioration accélérée de la situation matérielle et morale des masses populaires. Elles suivront à coup sûr la voie tracée par les vaillantes femmes et filles de la lutte anticolonialiste de libération nationale.

Les soldats et hommes de troupes n’ont qu’un revenu dérisoire. Ils sont exploités par les officiers supérieurs et subissent brimades et vexations. Ils assistent souvent aux tortures et à la répression des communistes, des révolutionnaires et des démocrates. Ils ressentent l’intérêt de la Révolution.

Le lumpenprolétariat est constitué de sans travail, de prostituées, de mendiants. Les sans- travail, les sous-employés des villes sont très nombreux. Seule la Révolution peut résoudre les problèmes qui se posent au lumpenprolétariat.

Les éléments de la bourgeoisie moyenne non associés à l’impérialisme, non proche de l’appareil d’État néocolonial, ceux qui possèdent de petites unités de production ou de réparation: garage, ferronnerie, ébénisterie, fabrication des meubles et ceux qui exercent professions dites libérales: avocats, notaires, médecins, etc., qui ne sont pas liés à l’appareil du P.D.C.I, sont mobilisable pour la R.N.D.A.I. Ils lutteront pour obtenir quelques concessions pour améliorer leur situation et diminuer la concurrence de l’impérialisme et de la grande bourgeoisie réactionnaire.

Les peuples de CÔTE D’IVOIRE que le processus d’implantation et de développement du capitalisme, la politique coloniale, puis néocoloniale de «diviser pour régner» , ont artificiellement opposé les uns contre les autre, suscitant entre eux la haine, la division, le régionalisme, le tribalisme, l’ethnocentrisme, au profit des intérêts des classes exploiteuses ivoiriennes, ces peuples de CÔTE D’IVOIRE, qui ensemble, ont usé leur sang dans la lutte contre l’exploitation et l’oppression capitalistes, aspirent toujours à la liberté, à l’indépendance, à la démocratie et au progrès social.

Avec le P.C.P.C.I, ils sauront lutter contre l’impérialisme international et la réaction, pour bannir le régionalisme sous toutes ses formes, établir l’égalité de toutes les nationalités, les unir et travailler à leur épanouissement, établir l’égalité absolue des langues et leur libre développement. Les classe et couches sociales avec lesquelles le P.C.P.C.I constituera le camp de la Révolution, la large union du peuple, ont des revendications autour desquelles il les mobilisera, les éduquera et les lancera dans l’action révolutionnaire.

II) LE BUT STRATÉGIQUE DE LA R.N.D.A.I

Le but stratégique de la prochaine phase de la Révolution Nationale Démocratique Anti-impérialiste dirigé par le prolétariat sous la direction de son Parti le P.C.P.C.I, est déterminée par les tâches stratégiques basées sur les contradictions fondamentales qui agissent dans la société ivoirienne consistent à:

  1. Réaliser la complète émancipation nationale laissée à mi-chemin et trahie par la bourgeoisie, ce qui signifie l’absolution de tous les accords asservissants, de tous les pactes politiques connus ou secrets, le retrait des organismes de soumission et de démission nationales, l’annulation des accords concernant les bases militaires de facilité militaire: manœuvres franco-ivoiriennes, américaines-ivoiriennes accordés par la bourgeoisie à la l’impérialisme, les accords de domination idéologique et culturelle; l’indépendance politique à l’égard de l’impérialisme international, français particulièrement , les chasser de la Côte d’Ivoire.

2) Anéantir l’exploitation impérialiste, éliminer toute dépendance à l’égard du système capitaliste mondial, aux points de vue économique, financier, militaire, diplomatique; annuler les dettes extérieures et tous les accords économiques asservissants, les privilèges obtenus. Ces deux tâches nationales et anti-impérialistes sont indissolublement liées: la dépendance économique rend l’indépendance politique toute formelle. L’indépendance nationale complète et véritable ne peut être obtenue que par l’anéantissement de toute oppression de l’impérialisme.

3) Renverser la dictature des classes exploiteuses: grande bourgeoisie, propriétaires fonciers, derrière lesquelles se trouvent l’impérialisme international, le social-impérialisme chinois et toute la réaction. Les deux tâches nationales anti-impérialistes ne peuvent être réalisées sans l’accomplissement de la troisième. La grande bourgeoisie réactionnaire et les propriétaires fonciers sont les alliés, les agents et les collaborateurs de l’impérialisme, français particulièrement. C’est par l’intermédiaire et avec le concours de cette minorité exploiteuse, son appareil d’État, que la domination impérialiste pèse sur les larges masses populaires de Côte d’Ivoire. L’exploitation, l’oppression et la répression du peuple ivoirien. D’où, il faut balayer en même temps et dans un même mouvement, le joug étranger et le joug de la grande bourgeoisie réactionnaire et des gros propriétaires fonciers. Les tâches nationales, démocratiques et anti-impérialistes ne peuvent être détachées l’une de l’autre. Ces trois tâches sont les tâches clés qui commendes la réalisation des autres. Le but immédiat du PCPCI, Parti du prolétariat de Côte d’Ivoire, est de se mettre à la tête des masses populaires pour la réalisation de ses objectifs stratégiques qui ouvrira pour la première fois dans l’histoire du peuple ivoirien, une grande ère de liberté, d’indépendance nationale, de démocratie véritable et de progrès social.

Il faut pour cela:

4) Établir à la place du pouvoir bourgeois néocolonial autocratique, la dictature révolutionnaire et démocratique du prolétariat et de la paysannerie sous la direction du prolétariat.Cette direction sera dirigée contre les ennemis de classe; pour les ouvriers, les paysans et les larges masses populaires. Elle garantira la liberté, la démocratie véritable et les moyens de l’exercer, à travers le Gouvernement des ouvriers et paysans, des soldats et de tous combattants de la cause de la Révolution Nationale Démocratique et Anti-impérialiste. Le pouvoir de la grande bourgeoisie réactionnaire et des gros propriétaires foncier ne peut être complètement renversé sans la destruction de l’appareil de l’État bureaucratique coupé des masses et opposé à elles comme moyen de violence pour maintenir l’oppression et l’exploitation: armée, police, gendarmerie, milice, justice, prison, bureaucratie etc.

5) Confisquer dans ce sens, sans indemniser les banques, les entreprises impérialistes et néocoloniales où bourgeois et impérialistes sont associés, les placer sous le contrôle du gouvernement des ouvriers et des paysans et des combattants

6) Libérer les paysans de toutes les formes précapitalistes et néocoloniales d’exploitation et d’oppression, confisquer sans indemnisation toutes les terres accaparées par les gros propriétaires fonciers embourgeoisés de l’ancien régime patriarcal: chefs supérieurs des armées, chefs de canton, par les grands bourgeois, de même que les complexes et unités agro-capitalistes des impérialistes et des grands bourgeois, etc. La Révolution les placera sous le contrôle des paysans pauvres et des ouvriers agricoles(les paysans sans terre et les ouvriers agricoles sont la base du pouvoir populaire de dictature révolutionnaire du prolétariat à la compagne) et instaurera la démocratie dans les campagnes. Elle veillera particulièrement à détruire l’hégémonie politique et idéologique des chefs supérieurs des armées et de canton dits traditionnels. Elle prendra des mesures radicales pour améliorer la situation des paysans et établira entre les ouvriers et les paysans, l’alliance économique et politique la plus étroite.

7) Assurer du travail à tout le monde, appliquer effectivement la journée de travail de 8 heures; améliorer les conditions de vie et de travail, assurer le droit à la santé, et gratuité des frais médicaux et d’hospitalisation.

8) Abolir les taxes et les impôts de toutes sortes qui frappent les masses laborieuses.

9) Établir réellement les libertés démocratiques, pour les masses populaires dans tous les domaines: liberté de parole, de réunion, d’association, de presse, de correspondance, inviolabilité de la personne et du domicile.

10) Améliorer la situation matérielle des masses populaires, lutter résolument contre l’analphabétisme. Relever le niveau général intellectuel et culturel des masses urbaines et rurales, établir la gratuité de l’instruction et la dispenser à tous. Octroyer aux enfants des familles pauvres de la nourriture, des vêtements, et des fournitures scolaires et universitaires aux frais de l’Etat.

11) Bannir le régionalisme sous toutes ses formes, libérer et unir les nationalités, établir l’égalité entre elles, lutter contre toutes les discriminations entre les différentes nationalités et minorités nationales. Établir l’égalité absolue des langues et de leur libre développement et épanouissement: chaque nationalité a le droit de lire, d’écrire, d’étudier et d’éditer dans sa langue quelque soit son importance.

12) Réaliser l’égalité réelle des sexes, l’égalité des droits pour la femme; réaliser la participation de la femme à la vie politique et sociale, etc.

13) Réaliser la séparation totale de l’Église et de l’État, la religion étant une affaire privée. Ces tâches stratégiques donnent son contenu à la phase actuelle de la Révolution en Côte d’Ivoire. Elle est une Révolution Nationale Démocratique et Anti-impérialiste(R.N.D.A.I). Elle ne sort pas encore totalement du cadre de l’ordre social bourgeois. Mais, par son caractère fondamentale anti-impérialiste, sa profondeur, sa conséquence, sa Direction, elle réuni les conditions objectives et subjectives. Pour ce faire, elle consolide l’hégémonie politique du prolétariat, garantie de sa transformation en Révolution Socialiste. Elle est donc une Révolution ininterrompue. Pour atteindre ce but stratégique, la R.N.D.A.I, le P.C.P.CI construit le camp de la Révolution en réalisant trois grands objectifs:

1°/ Édifier le Parti, détachement du M.C.I (MOUVEMENT DU COMMUNISTE INTERNATIONAL).

Celui-ci regroupe les meilleurs combattants de la classe ouvrière, s’appuie rigoureusement sur le MARXISME-LÉNINISME, applique fermement, rigoureusement le centralisme démocratique. Le P C P C I constitue, en tout temps et tous égards, l’état-major de la Révolution, sa Direction suprême unique et sans partage.

2°/ Regrouper le prolétariat et les diverses couches populaires en lutte contre l’exploitation l’oppression, en vue d’une large union, sur la ligne définie par le Parti ; gagner les organisations de masse à la Direction de celui-ci, car les masses font la Révolution et le P.C.P.C.I leur fait prendre conscience.

3°/ Armer les masses pour s’opposer à la répression, les préparer idéologiquement, politiquement, sur le plan organisationnel et militairement à combattre la violence réactionnaire de la bourgeoisie autocratique du PDCI-RDA et de son État néocolonial, bâtir une ARMÉE POPULAIRE ET PRÉPARER L’INSURRECTION GÉNÉRALE ARMÉE POUR LA PRISE DU POUVOIR D’ÉTAT.

LES REVENDICATIONS IMMÉDIATES

REVENDICATIONS GÉNÉRALES PRESSANTES POUR LES MASSES POPULAIRES

Les classes et couches sociales avec lesquelles le P.C.P.C.I construira le camp de la Révolution, la large union du peuple, ont des revendications immédiates autour desquelles il les mobilise, les éduque et les lance dans l’action révolutionnaire. De plus, les conditions de vie catastrophiques des masses populaires doivent être urgemment améliorées; pour les défendre contre la dégénérescence physique et morale complète, le P.C.P.C.I exige:

  • L’élimination de la famine qui frappe de plus en plus les masses laborieuses, de la menace de famine qui les guettent. Des vivres et du travail pour tous.

  • La liquidation du chômage massif qui tient les masses à la gorge.

  • L’arrêt des privatisations des entreprises, des plantations agro-industrielles. Autrement dit, l’arrêt immédiat le recolonisation économique et politique de la Côte d’Ivoire par les monopoles de l’impérialisme particulièrement français, par leurs officines FMI, BM et autres.

  • L’arrêt de la hausse vertigineuse des produits de première nécessité.

  • L’arrêt de la diminution du nombre des fonctionnaires et le non remplacement pour ceux d’entre eux qui partent à la retraite.

  • L’arrêt des programmes d’ajustement structurel imposés par le FMI et la BM.

  • L’abolition du code électoral exécrable, xénophobe, raciste.

  • L’arrêt des spéculations organisées sur les produits agricoles et leurs exportations spéculatives à l’étranger par et pour l’enrichissement des gros bourgeois et des gros propriétaires fonciers.

  • La suppression des impôts iniques, suppression la taxe perçue sur les marchés urbains et ruraux, de la TVA.

  • L’arrêt de l’usure pratique pratiquée par les Banques, les gros commerçants et tous les usuriers qui plument les masses populaires, l’assouplissement immédiat des conditions de prêts.

  • La suppression de la spéculation foncière urbaine et de la spéculation immobilière, de la hausse des loyers dans les villes l’approvisionnement immédiat des centres de soin en médicaments, en matériel et en personnel formé. Multiplication des centres de soins, amélioration de l’accueil, halte aux décès en série qui frappent les masses populaires pour des causes bénignes, par manque de soin, par manque d’argent; des soins sérieux et gratuits pour tous. Coup d’arrêt à la mortalité infantile galopante, multiplication du nombre des maternités, leur entretien et leur approvisionnement. Le peuple ivoirien a besoin de sécurité. Sans liberté, sans démocratie, sans indépendance nationale complète, les profondes énergies des masses populaires ne pourraient jaillir. Le retard économique et culturel ne saurait être éliminé. Le progrès et l’épanouissement du peuple et de la jeunesse seraient impossibles.

Le P.C.P.C.I exige:

  • La liberté d’association, le droit de former des organisations représentatives des intérêts des classes et couches populaires. La liberté de réunion, de parole, d’expression. Liberté pour tout le monde de se prononcer sur tous les problèmes qui assaillent la Côte d’Ivoire.

  • La liberté de manifestation, la liberté de croyance et de non croyance, de libre circulation. L’inviolabilité du domicile et de la personne, le secret de correspondance.

  • La dissolution immédiate des commandos et de tous les corps officieux qui traquent les masses populaires, aussi de la police politique, des renseignements généraux, du CNS, etc.

  • Libération immédiate pour tout détenu politique et amnistie générale des prisonniers classés «droit commun» pour les besoins de camouflage.

  • Liberté d’enseignement pour les instituteurs, les professeurs. Retrait des écoles de tous les d’abrutissement et d’obscurantisme écrits sur commandes et imposés au peuple, à sa jeunesse, liberté d’information

Pour la jeunesse particulièrement:

  • Suppression des classes surchargées dans les écoles, les lycées et collèges. Ramener les effectifs à 25 élèves par classe.

  • Approvisionnement des écoles, des facultés, des lycées et collèges, en bibliothèques, en matériel scolaire, universitaire gratuit, en fourniture scolaire gratuites, des livres en nombre et en qualité pour l’épanouissement de la jeunesse pour sa formation démocratique et pour les idées de progrès; construction d’écoles, de lycées, de collèges, de centre de formation en nombre, maintient et extension du système d’internat. Recrutement d’enseignants en grand nombre et de qualité. Augmentation des bourses. Cessation de leur distribution sur des critères arbitraires de classe, népotistes, favoritismes. Arrêt de la sélection et du sabotage de la formation des cadres, gratuité de l’enseignement, formation professionnelle gratuite pour les apprentis en particulier.

Développement du sport, de la culture. Droit à l’éducation, à la santé. Respects des franchises scolaires et universitaires. Pas de police, de commandos, de mouchards et d’espions dans les établissements scolaires et universitaires.

POUR LES SOLDATS:

  • Salaires décents, liberté, sauvegarde des droits démocratiques, arrêt des corvées, les humiliations, des brimades. Le P.C.P.C.I souligne seule paie, que seule elle permettra d’obtenir des succès, d’arracher des concessions au pouvoir néocolonial autocratique, étant entendu que c’est le coup final porté à ce régime d’exploitation et d’oppression, c’est-à-dire la Révolution qui ouvrira l’ère de la satisfaction pleine et complète de ces revendications.

REVENDICATIONS CATÉGORIELLE PRESSANTES

Le P.C.P.C.I exige:

POUR LES OUVRIERS:

  • La liberté syndicale, la liberté de grève pour tous. Non intervention de l’armée, la police, de commandos, etc.

  • L’augmentation des salaires en relation étroite avec le coût de la vie, le paiement intégral des salaires, de toutes des indemnités et heures supplémentaires.

  • Arrêt des licenciements des ouvriers, des compressions des ouvriers qui ne sont rien d’autre que les licenciements abusifs.

  • Stabilité et garantie de l’emploi pour les occasionnels, les journaliers et les travailleurs à statut précaire.

  • Assistance médicale gratuite: création d’une véritable sécurité sociale.

  • Suppression des règlements restrictifs; assurance chômage aux frais de l’État et des patrons pour les chômages.

  • Couverture totale des risques encourus par les travailleurs: maladie, accident, institution d’un véritable régime de retraite et son extension à tous les travailleurs, création de crèches, de jardins d’enfants en nombre suffisant et au frais de l’État. Trois mois de congés avant l’accouchement et quatre mois après, avec salaire intégral pour les femmes.

    Repos pour les travailleurs le samedi et le dimanche.

  • Des habitations à bon marché, des salles de jeux, de loisirs, des salles de cinéma.

POUR LES PAYSANS

Le P.C.P.C.I exige:

  • La cessation de l’exploitation des terres des paysans.

  • Suppression des hypothèques sur les terres pour cause des dettes.

  • La cessation de l’accaparement des terres pour cause de dettes.

  • La cessation de l’accaparement des terres par les chefs supérieurs des armées et de canton dits traditionnels qui se les attribuent pour les revendre aux gros bourgeois. Livre disposition par les paysans de leurs produits.

  • Arrêt du vol des paysans, relèvement du prix d’achat des produits des paysans par la Caisse de Stabilisation qui les revend au prix fort.

  • Diminution du prix des grains de semence, des insecticides, maintien et baisse des prix à la consommation, suppression immédiate et totale des impôts qui frappe les paysans; liberté de s’organiser dans les unions paysannes.

Le P.C.P.C.I en luttant pour ses revendications pressantes, déclare qu’elles ne seront totalement satisfaites qu’après la liquidation totale de L’État néocolonial autocratique et la réalisation de la R.N.D.A.I.

Le P.C.P.C.I appelle la classe ouvrière dans son ensemble, les paysans, toutes les masses populaires, tous les opprimés, les éléments démocratiques, patriotiques anti-impérialistes, les élèves, et étudiants, les intellectuels révolutionnaires, démocrates, honnêtes, les soldats du rang à lutter pour la réalisation de ce programme. Il est votre programme. Discutez-le, étudiez-le, appuyiez-le, diffusez-le. Faites-en une arme de combat pour développer la lutte de classes dans le pays, pour attaquer les intérêts des exploiteurs et oppresseurs nationaux et internationaux, pour détruire l’odieux régime néocolonial autocratique et briser son État bourgeois néocolonial.

Le P.C.P.C.I, la classe ouvrière et l’ensemble du peuple ne sont pas isolés dans cette lutte qui s’insère dans le Mouvement Révolutionnaire mondial contre l’impérialisme, les révisionnistes chinois et les bourgeois réactionnaires. Elle bénéficie du soutien du prolétariat international, de ses avant-gardes, les Partis Communistes marxistes-léninistes, et de tous les peuples opprimés en lutte pour la liberté, l’indépendance nationale, la démocratie et le progrès social. Elle est aussi une partie de la lutte révolutionnaire des peuples africains frères pour sortir de l’esclavage, de l’exploitation et de l’oppression, de la honte et des humiliations dans lesquelles les maintiennent leurs ennemis jurés de toujours: l’impérialisme et les grandes bourgeoisies réactionnaires africaines.

A bas l’impérialisme international, les révisionnistes chinois, la grande bourgeoisie et les gros propriétaires fonciers ivoiriens et la réaction mondiale.

En avant pour la Révolution Nationale Démocratique et Anti-impérialiste, phase vers le socialisme et le communisme !

Vive le Parti Communiste Prolétarien de CÔTE D’IVOIRE P.C.P.C.I !

Vive le Marxisme-léninisme, doctrine scientifique évolutionnaire universelle d’avant-garde, élaborée par les grands Éducateurs et Dirigeants du prolétariat international: MARX, ENGELS, LÉNINE et STALINE !

Vive l’Internationalisme Prolétarien actif, vivant.

L’impérialisme international, la bourgeoisie et leur mode de production, mode de production base sur l’exploitation et de l’oppression seront vaincus !

Vive le Socialisme, le Communisme !

Le Congrès Constitutif du P.C.P.C.I !

Abidjan le 27 juillet 1996

RÉSOLUTION

DU CONGRES CONSTITUTIF DU PARTI COMMUNISTE PROLÉTARIEN DE CÔTE D’IVOIRE SUR LA LUTTE DES PEUPLES

Par les bouleversements survenus dans le monde avec effondrement du révisionnisme moderne, les rivalités inter-impérialiste sont plus que exacerbées dans leur conquête de territoires économiques nouveaux. L’impérialisme étend partout ses tentacules à travers le FMI, la Banque Mondiale, les programmes d’ajustement structurel (PAS) et des privatisations, du néocolonialisme dont les conséquences dramatiques sur les peuples sont incalculables.

Aussi, notre Congrès s’est solidarisé avec les peuples du monde dans leur lutte pour la liberté contre l’impérialisme et les différentes cliques bourgeoises au pouvoir. Il soutient la lutte des peuples africains dans leur lutte pour la démocratie, contre les pouvoirs bourgeois néocoloniaux autocratiques, contre l’impérialisme international, particulièrement français.

Vive la lutte Révolutionnaire des peuples D’Asie, d’Afrique, du Moyen et du Proche Orient, d’Amérique et d’Europe.

Le Congrès Constitutif du PCPCI.

Abidjan le 27 juillet 1996

MESSAGES

MESSAGE DU CONGRES CONSTITUTIF DU PARTI COMMUNISTE PROLÉTARIEN DE CÔTE D’IVOIRE AU COMITE CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE DU TOGO


Très chers Camarades,

Le Parti Communiste Prolétarien de Côte d’Ivoire est heureux de vous annoncer sa venue au monde, ce 27 juillet 1996, par la tenue de son Congrès constitutif. Cet heureux événement attendu par le prolétariat et les masses populaires de Côte d’Ivoire est le fruit de quinze années d’une lutte obstinée, tenace, opiniâtre, courageuse à laquelle vous avez contribué jour pour jour, prodiguant vos conseils. Quand vous n’étiez pas d’avis, vous l’aviez fait savoir, nous laissant le soin d’apprécier. Il en fut de même de notre côté. Cela a crée une véritable fraternité chaleureuse, franche, de soutien mutuel dans les moments difficiles sur la base de l’internationalisme prolétariat actif, vivant sans jamais chercher un seul instant à nous imposer un point de vue que ce fut, nous laissant toujours nous-mêmes le soin d’apprécier, faire notre propre expérience et en tirer la conclusion qui s’impose.


Comme a dit le grand dirigeant, guide et éducateur du prolétariat international Lénine, que: «Imiter ne veut pas dire copier». Ainsi, aussi riche soit l’expérience de lutte d’un peuple, d’un parti frère, elle n’est pas copiable au risque de faire de graves déviations. Les réalités au niveau d’un pays sont toujours différentes, mêmes si elles ont des similitudes avec celles d’autres pays; Et, Chaque peuple, chaque organisation, parti a besoin de sa propre expérience, tout en bénéficiant fructueusement de l’expérience des autres partis et peuples, le facteur interne étant déterminant sur le facteur externe.

Chers Camarades, votre pratique active, vivante, sincère, chaleureuse de l’internationalisme prolétarien qui vous anime et vous caractérise, nous a marqué au cours de ces pénibles et difficiles quinze années de notre lutte pour doter le prolétariat de Côte-d’Ivoire de son avant-garde réel, son état-major et détachement avancé, organisé et enrégimenté de combat. Aussi, la naissance du Parti Communiste Prolétarien de Côte d’Ivoire est aussi votre victoire.

Puisse cette amitié sincère, basée sur une pratique de l’internationalisme prolétarien vivant, actif, se renforcer entre nos deux partis et nos deux peuples pour le triomphe au Togo et Côte d’Ivoire, dans la sous-région, en Afrique et dans le monde, les idéaux des grands dirigeants du prolétariat international que sont: MARX, ENGELS, LÉNINE et STALINE, à savoir: l’avènement du socialisme et du communisme.

Le Congrès Constitutif du Parti Communiste Prolétarien de Côte d’Ivoire P.C.P.C.I vous adresse ses chaleureuses salutations fraternelles et Internationalistes !

Vive le PCT, Vive le P.C.P.C.I, vive la lutte des peuples Togolais et Ivoiriens.

Abidjan, le 17 juillet 1996

DU CONGRES CONSTITUTIF DU PARTI COMMUNISTE PROLÉTARIEN DE CÔTE D’IVOIRE AU MOUVEMENT COMMUNISTE INTERNATIONAL

Camarades,

Le Congrès Constitutif du Parti Communiste Prolétarien de Côte d’Ivoire P.C.P.C.I s’est tenu ce 27 juillet 1996. Il vous adresse ses salutations chaleureuses d’Internationalisme prolétarien.

Après la mort de Staline, la trahison des révisionnistes modernes de la clique Kroutchev-Brejnev a conduit à la liquidation de l’ordre socialiste supérieur avancé de l’humanité en Union Soviétique et à la transformation de l’Etat de dictature du prolétariat de Lénine et de Staline, en un Etat bourgeois social-impérialiste dont les débris ont été enrayés à la face du monde par le tristement célèbre Mikhail Gorbatchev, confirment et finalisant la restauration complète et totale du capitalisme en URSS.

L’Albanie socialiste n’a pas échappé à cette monstrueuse et gigantesque conspiration contre-révolutionnaire du capital contre le régime socialiste avancé, avenir de l’humanité entière. Aujourd’hui il n’existe plus au monde aucun pays socialiste, mais le mouvement communiste international M.C.I, reconstitue depuis ses forces, avec la naissance de nouveaux Partis Communistes marxistes-léninistes qui se renforcent, luttent et obtiennent des victoires éclatantes sur la bourgeoisie et l’impérialisme.

La naissance du P.C.P.C.I est une victoire éclatante. Tout cela démontre la vitalité et la supériorité du marxisme-léninisme sur l’idéologie bourgeoise et révisionniste, du prolétariat sur la bourgeoisie, du régime socialiste sur le régime capitaliste

La bourgeoisie, le capital, et l’impérialisme sont condamnés par l’histoire.

Mais, ils ne peuvent tomber d’eux-mêmes. Il appartient au MCI, de créer leur chute prochaine, par la pratique d’une solidarité internationale dans ses rangs pour un internationalisme prolétarien conséquent, basé sur les enseignements de MARX, ENGELS, LÉNINE et de STALINE.

Mieux s’armer dans sa lutte contre le capital, l’impérialisme, la bourgeoisie, le révisionnisme moderne, le nationalisme bourgeois et petit bourgeois; contre tous les courants opportunistes et anti-marxiste-léninistes, pour le triomphe du socialisme puis du communisme dans le monde.

Le Congrès Constitutif du Parti Communiste

Prolétarien de Côte d’Ivoire P.C.P.C.I

Abidjan, le 27 juillet 1996

AU MOUVEMENT COMMUNISTE INTERNATIONAL

Camarades,

Le Congrès Constitutif du Parti Communiste Prolétarien de Côte d’Ivoire P.C.P.C.I s’est tenu ce 27 juillet 1996. Il vous adresse ses salutations chaleureuses d’Internationalisme prolétarien.

Après la mort de Staline, la trahison des révisionnistes modernes de la clique Kroutchev-Brejnev a conduit à la liquidation de l’ordre socialiste supérieur avancé de l’humanité en Union Soviétique et à la transformation de l’Etat de dictature du prolétariat de Lénine et de Staline, en un Etat bourgeois social-impérialiste dont les débris ont été enrayés à la face du monde par le tristement célèbre Mikhail Gorbatchev, confirment et finalisant la restauration complète et totale du capitalisme en URSS.

L’Albanie socialiste n’a pas échappé à cette monstrueuse et gigantesque conspiration contre-révolutionnaire du capital contre le régime socialiste avancé, avenir de l’humanité entière. Aujourd’hui il n’existe plus au monde aucun pays socialiste, mais le mouvement communiste international M.C.I, reconstitue depuis ses forces, avec la naissance de nouveaux Partis Communistes marxistes-léninistes qui se renforcent, luttent et obtiennent des victoires éclatantes sur la bourgeoisie et l’impérialisme.

La naissance du P.C.P.C.I est une victoire éclatante. Tout cela démontre la vitalité et la supériorité du marxisme-léninisme sur l’idéologie bourgeoise et révisionniste, du prolétariat sur la bourgeoisie, du régime socialiste sur le régime capitaliste.

La bourgeoisie, le capital, et l’impérialisme sont condamnés par l’histoire.

Mais, ils ne peuvent tomber d’eux-mêmes. Il appartient au MCI, de créer leur chute prochaine, par la pratique d’une solidarité internationale dans ses rangs pour un internationalisme prolétarien conséquent, basé sur les enseignements de MARX, ENGELS, LÉNINE et de STALINE.

Mieux s’armer dans sa lutte contre le capital, l’impérialisme, la bourgeoisie, le révisionnisme moderne, le nationalisme bourgeois et petit bourgeois; contre tous les courants opportunistes et anti-marxiste-léninistes, pour le triomphe du socialisme puis du communisme dans le monde.

Le Congrès Constitutif du Parti Communiste

Prolétarien de Côte d’Ivoire P.C.P.C.I

Abidjan, le 27 juillet 1996