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                                       La Voie de la Liberté

La Voie de la Liberté

Organe Central du Parti Communiste Prolétarien de Côte d'Ivoire

BENIN: LA MESAVENTURE DES PARTISANS DU SOUTIEN AU REGIME NEOCOLONIAL ET REACTIONNAIRE DU PRESIDENT TALON.

Deux mois à peine après son élection, le pouvoir de la pseudo-rupture est en proie à une impopularité de plus en plus grandissante. Il n’a guère bénéficié de l’état de grâce comme les gouvernements précédents en raison de ce qu’il a révélé très tôt son identité avec le régime des partisans de la recolonisation proposée par YAYI Boni et Lionel ZINSOU.

Déjà l’on entend le slogan : TALON- ZINSOU-YAYI= même politique, même combat.

Les conseillers du FMI font la loi au Ministère des finances. La Présidence est soumise aux diktats de l’impérialisme français et les restrictions budgétaires imposées par le FMI sont camouflées sous l’appellation de politique de "rigueur" et de "réduction du train de vie de l’Etat".

Bref, le régime du nouveau départ est dans l’impasse : impasse politique, impasse budgétaire. Pire, Monsieur Patrice TALON se sert en premier (47 milliards octroyés à l’AIC dont il est le créateur et le décideur souterrain ainsi qu’à la SODECO) de sorte que ses propres partisans affirment qu’il instaure un régime de gestion patrimoniale du bien public.

Poursuivant dans sa politique réactionnaire, il s’oppose à la discrimination positive appelée "équilibre régional" qui permet aux femmes et aux ressortissants de toutes les régions du Bénin l’accès aux fonctions administratives les plus élevées et le partage des richesses, ne serait-ce qu’entre bourgeois et petits bourgeois politico-bureaucrates. Il supprime en silence, la gratuité de la césarienne et laisse mourir en couche les épouses des pauvres.

Après avoir prôné les nominations aux mérites et en fonction de la compétence, il instaure un gouvernement de remerciement. Toutes choses qui suscitent des mécontentements dans ses propres bases. Encore que bien de ses partisans attendent les dernières nominations avant de se déverser dans le camp des opposants.

Dans tous les cas, on assiste à une vague de grèves des travailleurs dupés par les fausses promesses du régime : récriminations de l’UNAMAB (syndicat des magistrats), grève des greffiers, sit-in, grève des travailleurs du ministère des finances, mécontentement des travailleurs de la fonction publique, marches de protestation des populations de Ouidah, de Savalou et instauration de "mercredis Noirs" etc.….La couche supérieure de la petite bourgeoisie qui l’a soutenu à corps perdu sous prétexte de lutte contre la recolonisation, retient difficilement sa colère.

L’exemple le plus patent est celui du groupuscule dénommé P"c"B. Celui-ci pratique, sans la nommer, une ligne opportuniste de soutien tactique et de démarcation stratégique au régime réactionnaire de Patrice TALON. Les dirigeants actuels du P"c"B l’avaient pratiqué en 1972 en soutenant Mathieu KEREKOU. Cela avait conduit à l’autocratie. Ils récidivent avec Patrice TALON dont ils rêvent de rectifier la politique réactionnaire par leurs critiques chimériques.

Philippe NOUDJENOUME et consorts avaient été dénoncés dans les années 1974 par le mouvement révolutionnaire mondial, africain en particulier, comme chauds partisans d’une politique de trahison des masses.

Aujourd’hui, ils récidivent, mais cette fois, ils ne le théorisent plus, ils le mettent en pratique.

Après avoir prôné la mise en place d’une Conférence Nationale Bis des forces vives de la nation, dénommée "Etats Généraux", ces nostalgiques d’un passé révolu, ont fini par rallier ouvertement Patrice TALON en reconnaissance des sommes reçues et dans l’espoir de quelques postes ministériels ou administratifs. Mais hélas, ils n’ont obtenu jusqu’ici qu’un strapontin dans la commission nationale chargée des réformes politiques et institutionnelles. Le représentant du P"c"B, Dénis SINDETE, est appointé à raison de 12 millions de Francs CFA par mois. Il est tentant, lorsqu’on passe du SMIG à cette bagatelle que l’on oublie tous les principes !!!

C’est ainsi qu’ils s’emploient à embellir une Constitution scélérate, hostile aux intérêts du peuple alors qu’il s’agit de l’abroger. Mais ces prébendes ne peuvent éteindre la voracité de ces retraités du marxisme désormais habitués aux généreuses souillures de la grande bourgeoisie (dons de TALON, d’ADJAVON, de SOGLO etc.…). Aussi voit-on Laurent METOGNON supplier le régime de faire quelque chose pour ne pas donner raison aux partisans de Boni YAYI qui ne manqueraient pas de les critiquer. Il invite les travailleurs à protester afin d’éviter ces dérives du gouvernement de TALON et de sauver le régime de la pseudo-rupture. Quant à Philippe NOUDJENOUME, chef de fil de cette clique d’opportunistes petit bourgeois, il attend d’engranger les dividendes de sa politique de trahison. Il rêve, à l’instar des anciens traîtres, Félicien MEDJIGBODO, Ignace ADJO BOCO etc.… d’obtenir un strapontin ministériel. Tous leurs efforts ne visent qu’à rattraper leur retard sur cet autre traître du nom de Séraphin AGBAHOUNGBATA, devenu homme de main du capital financier.

Le Parti Communiste Marxiste-Léniniste du Bénin (PCMLB) continue d’affirmer que la solution aux problèmes de notre pays, consiste à renverser brutalement les divers pouvoirs pro-impérialistes, qu’ils soient nostalgiques de la recolonisation ou partisans du maintien du néocolonialisme car ils sont tous sous la domination de l’impérialisme français et ne visent qu’à exploiter les travailleurs et le peuple.

Cette révolution implique le combat contre les valets locaux que sont les YAYI, les TALON et autres SOGLO et leurs partisans opportunistes de la couche supérieure de la petite-bourgeoisie tels que les Philippe NOUDJENOUME. Il faut se mettre dans la tête que la véritable rupture passe par une telle opération chirurgicale. Tout le reste n’est que mystification et tromperie du pouvoir de la pseudo-rupture.

NI YAYI !

NI ZINSOU !

NI TALON !

Une seule solution, la Révolution !!!

Fait à Cotonou, le 23 Juin 2016

PARTI COMMUNISTE MARXISTE-LENINISTE DU BENIN