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                                       La Voie de la Liberté

La Voie de la Liberté

Organe Central du Parti Communiste Prolétarien de Côte d'Ivoire

Déclaration du PCPCI sur la déportation du Président Laurent GBAGBO à la CPI

LE PRÉSIDENT LAURENT GBAGBO: LA LUTTE DE TOUTE UNE VIE POUR LA DÉMOCRATIE, L’INDÉPENDANCE, LA LIBERTÉ ET L’ÉMANCIPATION.

EXIGEONS SA LIBÉRATION SANS CONDITION DU CAMP DE CONCENTRATION LA CPI DES PUISSANCES D'OCCUPATION DE NOTRE PATRIE: FRANCE, UE, USA, ONU.

Chaque époque sociale a besoin de ses grands hommes. Ces hommes naissent en réponse aux besoins des luttes populaires. Chaque fois que l’histoire présente une tâche nouvelle, des hommes et des femmes de cette carrure surgissent pour diriger leur lutte. Ce sont des personnalités d'élite. Ce sont des héros. Tout héros, toute personnalité d'élite de ce type, ne peut puiser ses forces que dans le peuple et le fait effectivement. Les héros, en premier lieu du prolétariat, sont les fondateurs et les propagateurs des pensées révolutionnaires; les organisateurs des luttes révolutionnaires des masses populaires. Ils sont en général plus clairvoyants et plus prévoyants que les masses.

Leur capacité de concentrer la sagesse de celles-ci et la justesse de leur direction exercent une grande influence sur la lutte. C'est bien ce que représente le Président Gbagbo Laurent et tous les patriotes de notre patrie. Chose que ne peuvent comprendre les occupants: la FRANCE, I'UE, les USA, I'ONU, la CEDEAO, les tenants de la communauté dite internationale. Ils ont une autre logique: museler les luttes de notre peuple, contrôler et orienter toute la vie économique, politique, culturelle et militaire de notre patrie. Imposer au peuple ivoirien et àsa patrie, des hommes de mains tels ceux du RHDP, dirige par Henri Konan Bédié, Alassane Ouattara; leurs avortons Soro Guillaume et consorts, auxquels ils dictent leur volonté.

Dans notre patrie la Côte d'Ivoire, l'eau, l'électricité, les télécommunications (la Cie-So déci, la ci télécom) sont à leur possession. Ils contrôlent tout dans notre patrie. Ils sont un Etat dans l'Etat néocolonial recolonisé. Les usines, les entreprises, les plantations agro-industrielles, les mines, les forêts, les routes et les autoroutes; les ponts, les universités, les grandes écoles, l'aéroport et autres biens du peuple leur appartient. Ils sont leurs propriétés privées de pères en fils, de génération en génération.

L'arme idéologique et politique, la poudre aux yeux qu'ils utilisent pour camoufler toute cette lugubre réalité, C'EST LA DEMOCRATIE: leur démocratie du mensonge. En fait, leur dictature macabre, parce que c'est de cela qu'il s'agit: briser, mâter, transférer dans leur camp de concentration la CPI, par le fer et par le sang, tous ceux qui s'opposent à eux, revendiquent, manifestent pour défendre leurs droits les plus élémentaires, qu'ils soient du Nord, du Centre, de l'Est ou de l'Ouest de notre patrie. Organiser tous les 5 ans, dans le cadre tracé par eux, des élections présidentielles, législatives, municipales tronquées, manipulées; choisir celui ou celle, ceux ou celles qui dirigeront leurs affaires, s'enrichir illicitement sur le dos du peuple, en parlant de croissance à 7%, 8%, 10%, en fait de la croissance de leur richesse qu'ils tirent de la souffrance, de la misère, de l'exploitation et de l'oppression de notre peuple.

Tous les malheurs du Président Gbagbo, proviennent de cette triste réalité à laquelle il a fait face durant toute sa vie: arrestations, prisons, déportations à Séguéla au Nord de notre patrie, exilé en France, jusqu'à accéder à la présidence de la République, chose impensable, intolérable et inconcevable pour les forces d'occupation, la France particulièrement, leurs avortons la grande bourgeoisie minoritaire du RHDP, les bandes armées à la Soro Guillaume et consorts.

Une fois à la magistrature suprême, il a impulsé en théorie comme en pratique, une vie démocratique de libertés démocratiques. Discuté d'égal à égal. Il a amélioré la situation de notre peuple, lui a assuré un minimum de bien-être telle la sécurité sociale généralisée, gratuité de l'école et des livres; fonds de garantie de plus de 10 milliards CFA pour la jeunesse, ce qui n'a rien de révolutionnaire dans le cadre bourgeois de la société, tel qu'en France et dans les pays capitalistes de l'UE.

L'histoire compte de nombreux héros, de nombreuses personnalités d'élite qui, révolutionnaires ou grands nationalistes, grands progressistes, très influents au départ, mais s'étant par la suite coupés des larges masses, de la lutte de celles-ci, connurent finalement l'échec, abandonnés et oubliés par elles .Notre pays ne manque pas de tels exemples.

Le Président Gbagbo est rentré dans l'histoire. Il n'a jamais tourné le dos à la lutte émancipatrice de son peuple pour la démocratie, la liberté, l'indépendance, la souveraineté, l'intégrité territoriale, l'unité de celui-ci. Son parcours est jalonné de privations, de séismes, d'obstacles insurmontables, mais il a tenu, quel que fut le prix à payer, jusqu'à sa déportation au camp de concentration la CPI, des forces d'occupation à la Haye. Il est attaché de toute son âme à la justesse de cette cause, comme il l'a démontré en refusant de rester en Italie en 2002, lors du coup d'Etat endéclinant l'offre de l'impérialisme américain; comme refusant de céder à l'ultimatum du farfelu et rigolo président français Nicolas Sarkozy. L'héroïsme du Président Gbagbo, des idéaux auxquels il croit s'est une fois de plus démontré en refusant de quitter le Palais présidentiel. Il est resté sous les bombes de la France, de l'armée française, de l'ONUCI, un assassinat programmé, vis-à-vis et sans état d'âme.

Le malheur du Président Laurent Gbagbo, consiste dans le fait qu'il a cru pouvoir, par la raison, convaincre les forces rétrogrades, réactionnaires d'occupation, leur allié la grande bourgeoisie du RHDP et autres forces occultes, de renoncer à leurs activités hostiles, d'abandonner de bon gré leurs menées conspiratrices. Ce qui arrive au Président Gbagbo et à notre patrie, prouve une fois de plus que la bourgeoisie tolère certaines libertés dans la mesure où ses intérêts essentiels ne sont pas atteints. Mais, dès qu'elle constate que ses intérêts sont en danger, elle abandonne toute considération morale et ne recule devant aucun crime pour atteindre son but. Le Président Gbagbo n'est pas tombé du ciel. Il est le produit du développement historique de la lutte de classes dans notre pays.

Nous avons dit plus haut, chaque fois que l'histoire présente une tâche nouvelle devant la lutte du peuple, des héros, des hommes et des femmes d'élite, surgissent en son sein-même pour diriger sa lutte. C'est le cas du Président Gbagbo, de Blé Goudé, de Simone Gbagbo, de tous les prisonniers politiques, de tous les résistants de notre patrie et de par le monde sans exception.

La notion du peuple est dynamique. Elle varie, elle n'est pas figée. Font partie du peuple, tous ceux qui luttent, versent leur sang, sont emprisonnés, pourchassés, exilés; sont tués, assassinés, persécutés, leurs biens saisis, leurs maisons, leurs plantations, leurs champs, leurs villages occupés et détruits pour le seul fait de dire non à l'occupation de leur pays. À réclamer haut et fort l'indépendance véritable, la démocratie, la liberté, la souveraineté, l'intégrité territoriale de leur patrie, en un mot, les patriotes.

Il va de soit qu'Alassane Ouattara, Henri Konan Bédié, Soro Guillaume et leur suite, hommes de mains des forces d'occupation: France, UE, USA, ONU, qui continuent d'occuper, de mettre notre patrie à feu et à sang, ne font pas partie du peuple ivoirien.

Mais, qu'on soit du RDR, du PDCI-RDA, du FPI, ou autres; qu'on soit du Nord, du Centre , du Sud, d'EST, de l'OUEST de notre patrie et qu'on soit prêt à verser son sang pour chasser l'occupant étranger du sol de notre pays, pour qu'il retrouve son indépendance et sa liberté réelles, sans joug étranger, sans forces d'occupation , sans bases militaires, on fait partie du peuple ivoirien. Pour dire que nous sommes en présence d'une lutte de libération nationale et sociale de longue haleine, pleine d'embûches, de hauts et de bas, mais obligatoirement victorieuse.

La contradiction fondamentale à l'ordre du jour est la mobilisation générale de tout notre peuple dans toute sa diversité et de toutes les forces patriotiques pour bouter dehors les envahisseurs occupants étrangers. Sans oublier les contradictions secondaires qui sont liées à la première et c'est ce à quoi œuvre le PCPCI.

Toute personnalité d'élite ne peut puiser ses forces que dans le peuple, dans les masses populaires et c'est bien le cas du Président Gbagbo. Mais, quiconque ne traduit pas la volonté du peuple, des masses populaires, de la majorité du peuple, n'aboutira à rien. C'est le cas d'ALASSANE OUATTRA, de KONAN BEDIE, DE SORO GUILLAUME et de leur suite.

On peut renverser un gouvernement constitutionnel, on peut tuer les hommes et les femmes, les enfants, les vieillards par milliers, les enfermer et enterrer vivants; créer des dizaines, des centaines de camps de concentration entiers, telle la CPI, mais on ne peut ni tuer, ni emprisonner l'esprit de liberté, d'indépendance, de démocratie, de révolte du peuple, des masses populaires, des communistes, des révolutionnaires, des progressistes, des démocrates d'un pays, d'une nation, d'un continent, du monde. C'est tout cela qu'incarne le Président Laurent Gbagbo, tous les résistants, tous les patriotes de notre patrie, du continent et de par le monde.

C'est là, la très grande victoire du Président Gbagbo Laurent immortelle. Il a ravivé, rallumé, réactivé la flamme de résistance de nos pères et mères résistants depuis l'aube de la colonisation de notre patrie par la France à aujourd'hui et demain, qu'ils fussent du Nord, du Centre, du SUD, de l'EST et de l'OUEST de notre patrie.

Le PARTI COMMUNISTE PROLETARIEN DE CÔTE D'IVOIRE PCPCI, sans manœuvres dilatoires de la part de l'occupant étranger, pour laisser pourrir la situation, maintenir encore et injustement le Président Gbagbo à la CPI pour 5 ans, exige :

• LA LIBERATION DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO SANS CONDITION DE LA CPI POURQU'IL REGAGNE SA PATRIE;

• LA LIBERATION DE SIMONE GBAGBO;

• LA LIBÉRATION DE CHARLES BLÉ GOUDÉ; LA LIBÉRATION DE TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES;

• LE RETOUR DE TOUS LES RÉFUGIES DANS LEUR PATRIE;

• DEMOCRATIE, INDÉPENDANCE ET LIBERTÉ VÉRITABLES POUR LE PEUPLE;

• LA NON INGÉRENCE DANS LES AFFAIRES INTÉRIEURES DU VAILLANT PEUPLE FRERE DU BURKINA-FASO;

• MOBILISÉS, ORGANISÉS, UNIS, DU NORD AU SUD, D'EST EN OUEST, NOUS VAINCRONS N'IMPORTE QUELLE FORCE D'OCCUPATION QUEL QUE SOIT LE TEMPS !

ABIDJAN, LE 26 JANVIER 2016

LE PARTI COMMUNISTE PROLETARIEN DE CÔTE D'IVOIRE PCPCI

Contact : pcpciorganecentral@gmail.com

EDITIONS KOBA - JANVIER 2016 -